Antananarivo, 15 Mai, 8h15 – La Banque centrale de Madagascar (BFM), en collaboration avec le ministère des Mines, lance un nouvel appel à manifestation d’intérêt pour identifier des fournisseurs de dorés. L’objectif est de constituer une réserve nationale de quatre tonnes d’or pour la BFM et quatre tonnes destinées à l’exportation formelle.
Une première initiative avait déjà été lancée en septembre dernier dans le cadre de la stratégie de renforcement et de diversification des réserves officielles de change. La BFM avait alors exprimé sa volonté de relancer les acquisitions d’or, conformément à l’accord signé avec le ministère des Mines en août 2023.
Par ailleurs, bien que les exportations officielles aient repris, les six agréments délivrés aux comptoirs d’or sont arrivés à expiration en octobre 2024. L’appel à manifestation d’intérêt lancé cette semaine s’adresse donc aux opérateurs intéressés par l’obtention d’un nouvel agrément de comptoir.
Les candidats devront indiquer les quantités de dorés qu’ils comptent fournir, que ce soit pour la réserve nationale ou pour l’exportation, en conformité avec la réglementation en vigueur. Ils devront également garantir la traçabilité de l’or livré ou exporté, tout en respectant les spécifications techniques fixées par la BFM et le ministère des Mines pour la constitution de la réserve.
Le projet de faire de la Banque centrale le dépositaire central de l’or s’inscrit dans la stratégie nationale de formalisation de la filière aurifère et de constitution de réserves. Une orientation déjà annoncée par le ministre des Mines, Olivier Herindrainy Rakotomalala, qui souhaite faire de la BFM le principal point de dépôt de l’or collecté par les comptoirs agréés.
La sélection des opérateurs se fera sur la base de cet appel à manifestation d’intérêt. Une fois retenus, les candidats devront mettre en place des structures d’achat sur les sites d’extraction, conformément à leurs engagements. Le ministre avait également évoqué l’installation de points de collecte par la BFM dans les districts aurifères, ainsi que la mise en place de petites fonderies et de laboratoires d’analyse locaux.
Photo d’illustration/ Archives Présidence de la République














