Le gouvernement malgache précise sa stratégie pour le secteur extractif. Lors de la présentation du Programme de mise en oeuvre (PMO) de la Politique générale de l’État pour la Refondation (PGE-R) qui s’est tenu ce lundi à Tsimbazaza, le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison a exposé les mesures visant à assurer une répartition des revenus plus favorable à l’État.
L’objectif central est de transformer la gestion du patrimoine minier et environnemental. Selon les prévisions budgétaires intégrant le nouveau Code minier, Madagascar prévoit de porter la part des redevances minières de 0,6 % à 3,5 % pour l’État central. Cette modification technique représente une augmentation conséquente des recettes directes par rapport au système précédent. En parallèle, les ristournes destinées aux Collectivités territoriales décentralisées (CTD) sont fixées à 1,7 %, afin de lier l’exploitation des ressources au développement des zones productrices.
Selon le programme présenté par le chef du gouvernement, le défi identifié pour l’économie nationale demeure la valorisation locale des produits. Le programme prévoit ainsi d’orienter les investissements vers des unités de transformation pour réduire l’exportation de matières brutes. Le gouvernement se donne une échéance de 20 mois, soit jusqu’à la fin 2027, pour mettre en place ces réformes et obtenir les premiers résultats sur les flux financiers publics.
Le cadre opérationnel du PMO indique que le secteur extractif doit soutenir la croissance économique, avec une prévision d’augmentation du PIB de 4,0 % pour l’année 2026. Pour financer les besoins publics estimés à 1,58 milliard de dollars sur l’exercice 2026, l’Exécutif mise sur l’optimisation des recettes des secteurs minier et pétrolier. Le Premier ministre Mamitiana Rajaonarison souligne que cet encadrement repose sur la sécurisation des contrats, le renforcement de la transparence et la lutte contre les monopoles, afin de stabiliser le climat des affaires.
