Antananarivo, 13 octobre, 16h47 – Une affaire de communication. Le nouveau président du Sénat Richard Ravalomanana estime que la situation politique actuelle ne peut pas être qualifiée de crise. Le général de corps d’armée en retraite juge que les événements de 1972, de 2002, de 2009 « peuvent être considérées comme des crises et non celle qui se passe actuellement ». « La situation peut être maîtrisée. Il n’y a rien à craindre à Madagascar », assure-t-il, juste après son élection à la tête de la Chambre haute, vendredi à Anosikely.
Le successeur de Herimanana Razafimahefa ne veut pas s’alarmer sur la situation actuelle. «Certaines personnes surjouent la communication. Mais il faut partir de la réalité», indique-t-il. « Il y a des gens, y compris la communauté internationale, qui sont induits en erreur », déplore-t-il. « Il y a beaucoup plus de nombre de blessés que l’on veut faire croire au sein des forces de l’ordre qui ne font que leur travail », tient-il à souligner.
Le nouveau président du Sénat pense que certains candidats à l’élection présidentielle ont d’autres objectifs que de celui de s’aligner à la course à la magistrature suprême. « Vous verrez, il y a, parmi eux, qui se préparent (…) Il y a ceux qui ont compris qu’ils n’ont pas assez de force politique et espère arriver à une cogestion des affaires nationale et la répartition de sièges », assène-t-il avant d’exhorter les acteurs de la vie politique à « aller à l’élection sans trouble ni bataille de sièges ».
Un collectif de onze candidats à la présidentielle, reportée au 16 novembre, pointe du doigt l’environnement électoral. Il réclame des changements au niveau des institutions et organe impliqués, de près ou de loin, dans l’organisation du scrutin, tout comme la disqualification du candidat Andry Rajoelina. Il tente d’organiser des rassemblements, interdits et, parfois, dispersés par les autorités.
