SANTÉ ANIMALE – Madagascar se dote d’une clinique universitaire vétérinaire et met en avant le rôle des professionnels vétérinaires dans la sécurité alimentaire

Une première à Madagascar. La clinique universitaire vétérinaire a été inaugurée samedi à Ambatobe, dans le cadre de la célébration de la journée mondiale des vétérinaires. Un événement majeur qui a mis en lumière le rôle stratégique des professionnels vétérinaires dans la santé humaine, animale et la sécurité alimentaire. La célébration de cette année, placée sous le thème « Vétérinaire : Gardien de l’Alimentation et de la Santé », s’inscrit dans l’approche One Health, soulignant l’interdépendance entre l’homme, l’animal et l’environnement. La cérémonie a également été marquée par la remise de diplômes aux nouveaux vétérinaires, appelés à renforcer un secteur encore en sous-effectif.

“Lorsque les Malgaches consomment des œufs, du lait, du yaourt ou du fromage, ils ne devraient avoir aucune inquiétude quant à leur santé. C’est précisément la mission des vétérinaires”, affirme le ministre de l’Élevage, Dr Riana Nantenaina Randrianomenjanahary. Il insiste sur leur rôle dans la prévention des zoonoses et le contrôle de la chaîne alimentaire, rappelant que “protéger les animaux, c’est avant tout protéger l’homme”.

Avec la nouvelle clinique vétérinaire, Madagascar devrait pouvoir augmenter l’effectif de ses professionnels. S’il fallait autrefois étudier à l’étranger pour exercer ce métier de vétérinaire, la Grande île forme aujourd’hui 30 à 35 diplômés par an. Un nombre qui devrait doubler d’ici une ou deux années, à en croire le ministre de l’Elevage. Cette révision de l’effectif fait partie des efforts déployés face au sous-effectif et aux besoins croissants. Une dynamique saluée par le Haut conseiller de la Refondation, le Général Marcellin Zafitasondry Ranoelson. “Cette clinique universitaire apportera un véritable renouveau et contribuera au développement national”, assure-t-il.

La journée s’est poursuivie par une conférence-débat réunissant des vétérinaires des secteurs public et privé. Une rencontre à laquelle le ministre a assisté et qui a permis d’échanger sur les défis du secteur et de réaffirmer l’importance d’une profession longtemps sous-estimée, mais aujourd’hui reconnue comme un pilier de la santé publique et de la sécurité alimentaire