Quand l’eau potable est accessible, les risques d’attraper certaines maladies se trouvent déjà fortement réduits. Pour lutter contre les maladies dues au manque d’hygiène, l’accès à l’eau potable et la disponibilité des infrastructures sanitaires aux normes sont d’une importance capitale.
« Dès lors que nous nous conformons à l’hygiène et à la propreté, de nombreuses maladies peuvent être évitées. Ce qui nous permet alors de nous occuper de la prévention. », a déclaré le Pr Zely Arivelo Randriamanantany, ministre de la Santé publique.
Sauf que dans les zones reculées, l’accès à l’eau potable et la disponibilité des infrastructures répondant aux normes d’hygiène restent un défi majeur même pour les formations sanitaires. C’est ainsi que le ministère de la Santé publique, en collaboration avec le ministère de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène ainsi que l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) à travers son programme Access, a mis en place le programme Formations sanitaires amies de Wash.
Ce programme vise avant tout à améliorer les conditions sanitaires au niveau des Centres de santé et surtout auprès de la communauté. Dans ce cadre, les infrastructures liées à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène auprès des formations sanitaires sont rénovées. Le personnel de santé auprès des centres de santé est aussi formé.
Dans les régions de Diana et de Sava, 25 centres de santé de base ont été récemment certifiés Formations sanitaires amies de Wash. Et parmi ces centres figure le CSB II Bemanondrobe, dans le district de Nosy Be. Les responsables du centre mais aussi les usagers ont clairement senti les changements apportés par le programme.
« C’est un gros avantage de pouvoir réduire le nombre de maladies telles que les maladies diarrhéiques, par exemple. Par ailleurs, la saleté est présente partout, comme dans les nourritures ou sur les objets que l’on manipule. Désormais on peut se laver les mains fréquemment. Avant, les latrines n’étaient même pas nettoyées ni lavées mais plutôt totalement négligées. », témoigne Elisa Margueritte Ramalalandrina, Chef CSB Bemanondrobe.
« Quand nous venions ici [avant] pour nous occuper d’un malade ou d’une femme sur le point d’accoucher comme c’est le cas maintenant, nous devions faire face à de multiples soucis. A présent, il n’y a plus rien qui nous préoccupe, car nous avons l’eau potable. », confie Elisette Zoé, habitante de Bemanondrobe
Chantal Vavizara, une autre habitante de Bemanondrobe, raconte que « auparavant pour disposer d’eau, nous souffrions plus ou moins il fallait puiser l’eau d’un puits. Désormais il y a de l’eau potable au CSB. Nous nous en réjouissons. Nous sommes très contents. »
Au total, une trentaine de formations sanitaires sont certifiées « Formations sanitaires Amie de Wash », avec plus de 400 agents de santé formés dans tout Madagascar.
Pour l’Usaid Access, ces formations ont pour objectif d’améliorer durablement les conditions de soins au niveau des Centres de santé de base de la Grande île, mais surtout de réduire au maximum le taux de mortalité chez les mères et les enfants malgaches.
