SANTE – « Les quatre dernières années ont été les pires » en matière de lutte contre la drépanocytose, selon l’ONG LCDM

Antananarivo, 19 Juin, 15h04 – Régression. Les responsables au sein de l’ONG Lutte Contre la Drépanocytose à Madagascar (LCDM), regrettent que les actions menées pour lutter contre la drépanocytose à Madagascar soient en perte de vitesse. « Ces quatre dernières années ont été les pires et ce n’est pas faute d’avoir interpellé les Ministres, écrire des plaidoyers à l’attention du Président de la République de Madagascar, la Première Dame, les élus, députés », indique l’ONG dans un communiqué. Un médecin, membre de l’ONG, a ajouté que « la pandémie de covid-19 ne nous a pas facilité la tâche, et a rendu l’accès soin et au traitement lié à cette maladie difficile ».
Peu connue du grand public, la drépanocytose est « une maladie sanguine héréditaire qui provoque une anémie – souvent appelée anémie falciforme ». La journée mondiale de la lutte contre la drépanocytose est, chaque année, marquée tous les 19 juin.
A Madagascar, l’ONG LCDM mène, depuis 2005, des plaidoyers au niveau national et international pour l’accès aux dépistages et aux soins en faveur de la prise en charge des drépanocytaires et de leur famille à Madagascar. A l’occasion du 19 juin, l’ONG dénonce dans un communiqué l’absence d’intérêt des responsables sur cette maladie. A en croire le communiqué de l’ONG, « des milliers de personnes sont laissées sans soins et des parents ainsi que des familles enterrent leurs enfants faute de préventions, par manque d’eau, faute de vaccins et pour cause de famine et infections en tous genres et par ignorance ».
Photo d’illustration Faritra Fitovinany