Antananarivo, 22 Août, 11h25 – Les officines et les pharmaciens en nombre insuffisant sur la Grande île. Le bulletin de l’ordre national des pharmaciens fait état de seulement 432 pharmaciens recensés à Madagascar en juillet 2023, ce qui donne en moyenne un pharmacien pour plus de 65 000 habitants alors que la norme de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) est de un pharmacien pour 20 000 habitants.
Du côté des officines, Madagascar n’en compte également que 300 avec une concentration de près de la moitié de ces établissements, soit 146, dans la région d’Analamanga, et aucun dans la région d’Androy. Ces chiffres, selon le Dr Sylvia Razafimandranto, membre de l’ONP, sont « insuffisants par rapport à l’évolution démographique et aux besoins en termes de santé publique ».
Pour pallier l’insuffisance d’officines, les autorités malgaches ont mis en place des dépôts de médicaments dans les zones où aucune pharmacie n’est présente. L’autorisation d’ouverture de ces établissements est ensuite censée être caduque dès lors qu’un officine s’implante dans un rayon de 10km de son lieu de création, mais les parlementaires et les déposants ont contesté cette décision et soutiennent que les dépôts de médicaments puissent continuer à fonctionner malgré la présence de pharmacies dans ces zones rurales.
Par ailleurs, pour augmenter l’effectif des pharmaciens exerçant sur la Grande île, l’Université d’Antananarivo à travers la Faculté de médecine, propose depuis 2006 des études en pharmacie. Le département Pharmacie en est à sa 13ème promotion cette année. Les pharmaciens ne travaillent cependant pas tous en officine, précise le Dr Sylvia Razafimandranto dans le bulletin de l’ONP. Ils « exercent également dans divers milieux, hospitalier, public, militaire et privé, industriel, ainsi qu’au sein d’ONGs et d’autres entités ».