Antananarivo, 15 Juin, 11h05 – Des chiffres et des femmes. En 2022, Madagascar enregistre une prévalence de 50 000 femmes vivant avec une fistule obstétricale, selon les chiffres révélés par le Fonds de Nations unies pour la population (UNFPA) durant une rencontre qui s’est tenue à Anosy, ce mardi. La fistule obstétricale survient cinq fois sur 1000 grossesses, note encore l’UNFPA. « Madagascar a un long chemin à faire », souligne Koffi Kouame, représentant résident de l’UNFPA à Madagascar, dans son discours lors de cet événement, étant donné que le pays s’est donné comme objectif de réduire de 50% la prévalence de cette maladie à l’horizon 2025.
« La fistule obstétricale est un indicateur de la mauvaise qualité des soins », insiste encore Koffi Kouame, qui appelle à la prise de responsabilité de toutes les instances concernées dans la lutte contre cette maladie à Madagascar. « A nous seuls, nous ne pouvons rien faire, c’est impossible », indique-t-il. Jusqu’à présent, la stratégie de lutte contre la fistule obstétricale reste la prise en charge des opérations de réparation pour les femmes atteintes de cette maladie, par le ministère de la Santé publique.
Le ministère en charge de la Population et de la promotion de la femme indique par ailleurs un appui des femmes guéris de la fistule pour les aider à se réinsérer dans la société, mais aussi pour les aider à devenir financièrement autonome. De nombreuses associations internationales oeuvrent également dans ce domaine en bénéficiant les femmes atteintes de cette maladie d’une prise en charge gratuite des interventions chirurgicales.
Photo d’illustration : Ministère de la Santé publique














