SANTE PUBLIQUE – La proposition de loi Voninahitsy relative au maintien des dépôts de médicaments même après l’implantation d’une pharmacie adoptée par les députés
Antananarivo, 16 Décembre, 7h25 – Les députés adoptent la proposition de loi qui veut qu’un dépôt de médicaments puisse continuer à fonctionner malgré l’installation d’une pharmacie dans un rayon de 10 km de son lieu d’implantation. Le vote est intervenu après un premier ajournement et un deuxième passage du texte en travaux de commission « pour une réflexion approfondie ».
Selon un communiqué de l’Assemblée nationale, « les députés disent ressentir les difficultés des communes rurales et éloignées des pharmacies ». « Ce sont les dépôts de médicaments qui sauvent les populations de ces zones », poursuit le communiqué, rapportant les débats.
La proposition de loi portant modification du code de la Santé est portée par le député élu à Morafenobe, Jean Eugène Voninahitsy. Elle a fait l’objet de contestation de la part des professionnels du secteur pharmaceutique qui estiment que cette décision « contribuera à dévaloriser le rôle des médecins prescripteurs et des pharmaciens ».
Dans l’actuel code de la Santé, il est prévu que « l’ouverture régulière d’une officine de pharmacie rend caduque toute autorisation antérieure délivrée au profit d’un dépôt de médicaments déjà fonctionnel dans un rayon de 10 km ». Les professionnels du secteur de la pharmacie estiment que les dépôts de médicaments ont un rôle palliatif et ne sont autorisés que de façon dérogatoire dans la perspective de l’installation d’une pharmacie.
Après son passage devant les députés, le texte doit encore passer au Sénat. « Nous espérons que notre solidarité restera aussi forte jusqu’à la la victoire finale », précise un membre d’une association de dépositaires de médicaments.