Antananarivo, 17 Juin, 14h30 – Les autorités prennent des mesures après des cas mortels d’intoxication alimentaire à Ambohimalaza. Le ministère du Tourisme et de l’artisanat annonce la fermeture temporaire de l’établissement où plusieurs cas d’intoxication alimentaire sont survenus le week-end dernier après une fête d’anniversaire. Selon le ministère, les agents assermentés, incluant des inspecteurs du tourisme, descendus sur place lundi ont constaté que le site ne disposait d’aucune autorisation pour exercer des activités d’accueil et de restauration.
“Cette mesure conservatoire vise à prévenir tout nouveau drame sanitaire en attendant les résultats de l’enquête en cours”, tient à souligner le ministère du Tourisme et de l’artisanat. La réouverture du site dépendra des conclusions de cette enquête et du respect des dispositions légales en vigueur.
Une fête d’anniversaire célébrée dans cet établissement a viré au drame samedi. Les derniers bilans publiés mardi à la mi-journée font état de 14 personnes décédées à l’hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona, et trois dans d’autres hôpitaux. Le propriétaire du site a indiqué lundi au téléphone que l’établissement n’était pas impliqué dans la préparation des repas et autres aliments servis durant l’événement.
Depuis lundi, les autorités s’activent pour déterminer l’origine du drame. Le ministère de la Santé publique annonce que des prélèvements ont déjà été effectués sur les aliments et sur les patients victimes de l’intoxication alimentaire survenue ce week-end du côté d’Ambohimalaza. A en croire le professeur Zely Andriamanantany, ministre de la Santé publique, les agents de l’Agence de contrôle de la sécurité sanitaire et de la qualité des denrées alimentaires du ministère ont commencé les prélèvements et les enquêtes depuis lundi matin pour pouvoir déterminer l’origine de l’intoxication.
De son côté, le directeur de la protection des consommateurs (DPC), Ando Ravelonarivo, rapporté par un communiqué du ministère, indique que “ce sont les analyses en laboratoire qui détermineront si la qualité des aliments servis est à l’origine de l’incident”. A l’entendre, les produits suspects, qu’il s’agisse d’ingrédients ou de plats préparés, devraient faire l’objet d’investigations approfondies.
Le ministère de l’industrie et du commerce précise que “si la contamination est liée à des denrées avariées, périmées ou utilisées sans précaution, des mesures de saisie immédiates seront prises par l’Etat”. Il ajoute que “si ces infractions commerciales ont causé la mort, l’affaire devrait tout de suite être portée devant la justice et ce sont les résultats des enquêtes qui déterminent la suite à donner”.














