Antananarivo, 12 Janvier, 16h00 – Un père de famille qui voulait faire administrer le vaccin BCG à son enfant est rentré bredouille mercredi. Après avoir fait le tour de plusieurs centres de santé publics de la capitale, il n’a pas pu en trouver un où le vaccin était disponible. Le cas de ce père de famille n’est pas isolé. Depuis quelques mois, de jeunes parents ont des difficultés à mettre la main sur une dose de BCG pour leur enfant. Les centres de santé de base (CSB) et les centres de vaccination publics sont dans l’incapacité d’administrer le seul vaccin antituberculeux disponible à Madagascar. La situation ne concerne pas uniquement Antananarivo, mais également certains centres de santé en provinces.
“Nous avons fait le tour de plusieurs centres de santé de la capitale ce matin. Les explications varient d’un centre à l’autre. Certains ne disposent plus de doses, d’autres de seringues pour administrer le vaccin”, confie le jeune père de famille. Dans la région de Fitovinany, un membre du personnel médical d’un centre de santé affirme que cela fait plusieurs semaines que son centre n’a plus de dose de BCG. « Nous sommes en rupture de stock. La dernière fois que nous en avons eu en notre possession c’était en novembre. Nous en avions une dose à l’époque, maintenant nous n’en avons plus », confie-t-elle. A l’entendre, le centre devait être à nouveau approvisionné ce jeudi.
Du côté de la direction du programme élargi de vaccination auprès du ministère de la Santé publique, on tente de rassurer les parents. « Il ne s’agit pas de rupture de stock de vaccins BCG. Il se peut que les CSB aient des problèmes d’approvisionnement de seringue, ce qui entraîne l’indisponibilité du vaccin”, explique le Dr Rivo Rakotonavalona joint au téléphone. Il indique que 1 000 000 de doses devraient bientôt arriver sur la Grande île sans pour autant donner de date précise.
Selon l’Unicef, l’un des principaux partenaires de Madagascar dans l’approvisionnement en vaccins, la problématique de la pénurie est mondiale et ne se limite pas à Madagascar. L’organisation onusienne évoque des perturbations liées à la faible production du BCG par les fabricants. Afin de s’assurer que la pénurie n’impacte pas sur le taux de vaccination sur la Grande île où le BCG est fortement recommandé, l’Unicef a récemment doté le pays de 2 234 000 doses de ce vaccin antituberculeux, « de quoi assurer les 20 prochains mois », indique-t-il.
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