SANTE PUBLIQUE – Près de 200 nouveaux cas notifiés de la Mpox enregistrés en une semaine

En hausse progressive. Le virus de la Mpox continue de circuler à Madagascar, notamment dans 53 districts sanitaires du pays. Selon les derniers bilans du centre opérationnel d’urgence de santé publique (COUSP), entre le 19 et le 26 Avril, le nombre total de cas notifiés est passé de 2 103 à 2 294, soit une hausse de 191 cas en une semaine. Il en est de même pour les cas confirmés, passant de 1 092 à 1 210, ce qui représente 118 nouvelles confirmations.

D’un autre côté, les bilans rapportent une amélioration du nombre de patients guéris. Ceux-ci sont passés de 821 à 953, soit 132 personnes supplémentaires rétablies. Les efforts déployés dans la prise en charge des malades expliquent cette progression. Le nombre de décès, quant à lui, reste à trois cas confirmés, ce qui indique une certaine maîtrise des formes graves de la maladie.

En outre, l’on note une légère augmentation du nombre de personnes vaccinées ces derniers jours. Selon le directeur du programme élargi de vaccination, Dr Paubert Tsivahiny, 32 496 personnes ont reçu la première dose de Imvanex, contre 1216 pour la deuxième dose, à la date du 27 Avril. L’objectif d’immuniser jusqu’à 140 000 personnes, avec les doses reçues par Madagascar, reste ainsi loin, quoi que les sensibilisations s’enchaînent dans tout Madagascar. La vaccination, désormais ouverte à tous, permet non seulement de réduire les risques de contamination, mais aussi de limiter les formes sévères de la maladie.

Malgré ces avancées, les autorités sanitaires privilégient les mesures de prévention. Elles insistent sur le respect des gestes barrières, notamment le lavage régulier des mains, le port du masque en cas de symptômes ainsi que la limitation des contacts à risque. Les autorités encouragent également la population à se faire vacciner dans les sites dédiés. La sensibilisation auprès des communautés et les endroits à forte fréquentation demeure également essentielle pour freiner la propagation du virus. Quoi qu’il en soit, la vigilance collective reste de mise afin de contenir durablement l’épidémie.