SANTÉ PUBLIQUE – Un hôpital spécialisé dans le traitement du cancer à construire à Antananarivo d’ici mi-2027

Et si le cancer pouvait être dépisté, traité et suivi dans un seul centre basé à Madagascar à un coût moins élevé? C’est l’objectif de l’hôpital spécialisé dans le traitement du cancer qui devrait être construit à Antananarivo et qui devrait être opérationnel d’ici la mi-2027. Le protocole d’accord relatif à ce projet a été signé lundi au palais d’État d’Ambohitsorohitra entre l’État malgache, via le ministère de la Santé publique, et le groupe sud-africain d’oncologie Mpithi Holdings.

 

“Le cancer constitue un problème majeur de santé publique à Madagascar”, rappelle le président de la Refondation de la République, le Colonel Michaël Randrianirina, qui a été présent lors de la cérémonie. Inscrit dans une coopération entre pays membres de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), le projet vise à doter la capitale d’un centre complet de prise en charge.

 

L’établissement sera équipé de technologies conformes aux standards internationaux, notamment l’IRM (Imagerie par résonance magnétique) et la radiothérapie. “Il ne s’agit pas seulement de bâtir une infrastructure, mais de mettre en place tout un système, du dépistage aux soins jusqu’au suivi à long terme”, précise le chef de l’État.

 

Ce centre doit permettre aux patients d’accéder à des traitements sur place. Actuellement, une prise en charge à l’étranger, incluant l’évacuation sanitaire, coûte en moyenne 70 000 euros, un montant inaccessible pour la majorité. Le projet devrait également offrir de nouvelles perspectives aux médecins malgaches, souvent contraints de partir à l’étranger pour se spécialiser.

 

Au-delà des soins, l’hôpital intégrera des volets formation et recherche. Un laboratoire est notamment prévu pour former les étudiants en médecine et développer des travaux adaptés au contexte local. Le Pr Rapelanoro Rabenja souligne que la plupart des tests sont aujourd’hui réalisés à l’étranger, sur la base de profils génétiques non représentatifs, ce qui limite la pertinence des traitements pour les patients malgaches.