SECTEUR AURIFERE – L’augmentation du capital minimum des entreprises exportatrices parmi les critères de reprise des exportations de l’or

Antananarivo, 19 Juillet, 9h08 – Des détails sur les critères de reprise des exportations de l’or livré. L’Etat a indiqué au Fonds monétaire international (FMI) la poursuite de son travail sur la réorganisation du secteur aurifère afin de reprendre « dès que possible » les exportations de ce métal précieux. Les autorités indiquent s’être appuyées sur les résultats de l’enquête qu’elles ont réalisée en juillet 2021 et ont avancé la sortie du décret sur le régime de l’or adopté par le Conseil des ministres au mois de mars.
Selon l’Etat, l’opérateur devra disposer d’un agrément de comptoir dont la délivrance est désormais déterminée par décret ministériel pour pouvoir exporter. Le capital minimum requis des entreprises exportatrices d’or a également été augmenté et un contrôle plus strict de l’actionnariat a été mis en place. Et la période de validité d’une licence a été ramenée à un an afin d’améliorer le contrôle.
La période de rapatriement des devises a aussi été ramenée à deux mois pour les exportations par voie aérienne et le contrôle au niveau du Système intégré de gestion des opérations de change (SIGOC) sera renforcé. Un arrêté a d’ailleurs été pris pour lever la suspension des exportations d’or. Tous les règlements seront finalisés avant la délivrance des licences d’exportation, avance l’Etat.
La suspension des exportations de l’or en 2020 par l’administration minière avait été motivée par sa volonté d’assainir et de mettre en œuvre la réforme de la gouvernance de la filière aurifère. Le volume de l’or légalement exporté n’a d’ailleurs été que de 3,051 tonnes en 2018, alors que selon les investigations menées à Dubaï où est expédiée la grande partie de l’or malgache, entre 12 et 15 tonnes ont été exportées illicitement dans ce pays.
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