SECURITE – La gendarmerie nationale se défend de tout corporatisme et met en avant les mesures pénales et disciplinaires prises contre certains de ses éléments
Antananarivo, 28 Décembre, 16h10 – La gendarmerie nationale nie défendre ceux qui, dans ses rangs, seraient en infraction avec la loi. « Les médisances selon lesquelles la gendarmerie nationale ne prendrait pas ses responsabilités face aux dérives de certains gendarmes sont fausses », martèle le service de l’information et de la communication du secrétariat d’Etat en charge de la Gendarmerie nationale sur sa page Facebook.
Pour montrer qu’elle ne protège pas ses éléments qui seraient en infraction avec la loi, elle rappelle que « en 2019, 84 gendarmes ont été mis en prison ». Elle rapporte également que depuis le 1er Janvier jusqu’au 24 Décembre, « des autorisations de poursuite ont été signées et délivrées contre 97 gendarmes, 41 gendarmes ont été placés en détention préventive, dix ont été mis en prison après avoir été condamnés et 60 éléments ayant enfreint la discipline ont fait l’objet de sanction disciplinaire ». « Il est inacceptable que des gendarmes enfreignent les lois et les disciplines, des sanctions sont immédiatement prises à leur encontre », poursuit le communiqué.
Les précisions de la gendarmerie interviennent alors que les rumeurs sur une prétendue responsabilité de certains gendarmes dans le décès d’un homme à Imerintsiatosika enflent sur les réseaux sociaux. Les rumeurs liées à ce décès avaient été à l’origine de l’attaque subie par la caserne de la gendarmerie à Imerintsiatosika samedi, avait rapporté la gendarmerie, dimanche. Ce lundi, la gendarmerie indique que « si des gendarmes ont commis des fautes dans cette affaire, des mesures seront prises ». Elle souligne toutefois que « si la responsabilité des gendarmes n’est pas établie, ceux qui ont lancé les rumeurs à l’origine de l’attaque de la caserne aussi bien sur les réseaux sociaux que dans les médias audiovisuels seront poursuivis conformément à la loi ».
Ce lundi, les autorités locales ont présenté leurs condoléances à la famille de l’individu décédé samedi à la suite d’une course poursuite entre les gendarmes et des individus soupçonnés par la gendarmerie d’être les auteurs d’une attaque survenue à Imerintsiatosika. Dimanche, la gendarmerie a démenti les rumeurs selon lesquelles le défunt est tombé sous les balles des gendarmes. Dans son communiqué, elle a précisé que celui-ci est tombé et n’a pas survécu à ses blessures.