SECURITE MARITIME – Sept vedettes rapides construites à Madagascar bientôt opérationnelles pour assurer la surveillance de pêche sur les côtes malgaches
Antananarivo, 13 Mars, 15h22 – Madagascar se dote de sept vedettes rapides supplémentaires dans le cadre de la lutte contre la pêche illégale non déclarée et non réglementée. Les bateaux, fabriqués par la société Polyma, devraient bientôt être opérationnels. Paubert Mahatante Tsimanaorate, ministre de la Pêche et de l’économie bleue, a effectué une visite du chantier où les vedettes sont en construction pour constater l’avancée des travaux, jeudi.
Selon le ministre, ces bateaux de type Argos 710, soit de 7m de long, devraient être mis à la disposition du Centre de surveillance de pêche (CSP) pour assurer la surveillance des côtes et la sécurité des mers malgaches. Ils devraient notamment être envoyés à Nosy Be, Maintirano, Morondava, Toliara ou Maroantsetra. L’objectif est de lutter contre les pêches illégales non déclarées et non réglementées qui sont pratiquées dans les eaux malgaches, explique Paubert Mahatante Tsimanaoraty.
A en croire le ministre, « 500 à 700 bateaux passent dans les eaux territoriales malgaches tous les jours ». Il estime que « bien que ces bateaux ne soient pas forcément des bateaux de pêche, le renforcement de la surveillance et de la sécurité en mer s’impose ». « La perte liée à la pêche illégale non déclarée et non réglementée est évaluée à 16 millions de dollars par an pour Madagascar », poursuit-il, rapportant une évaluation du Fonds des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation. En Afrique, cette perte est d’environ 24 milliards de dollars par an, selon toujours le rapport de la FAO.
Pour Paubert Mahatante Tsimanaorate, l’acquisition de ces sept vedettes rapides démontre la volonté de la Grande île à lutter contre la pêche illégale non déclarée et non réglementée. Leur construction entre dans le cadre du projet Swiofish 2, un projet financé par la Banque mondiale dans le cadre d’un programme d’amélioration de la gouvernance dans le secteur pêche.
Photo : Ministère de la Pêche et de l’économie bleue