Antananarivo, 14 Novembre, 14h30 – Double peine pour la Jirama. Les deux mois de grève observés par les agents syndiqués de la compagnie lui ont généré un manque à gagner de près de 25 milliards d’ariary. C’est aussi une dégradation historique de sa relation client, avec notamment des dizaines de milliers de requêtes restées sans réponses. C’est le ministère de l’Energie et des hydrocarbures (MEH) qui a fait état de la situation, jeudi.
La trésorerie de la Jirama est ainsi mise à mal, avec la perturbation des activités d’encaissement. Sur la seule période de septembre et octobre, son manque à gagner total s’élève exactement à 24,996 milliards d’ariary. Et en octobre, par exemple, l’encaissement n’a atteint que 83,2% du Chiffre d’affaires moyen encaissable. Et ce problème d’encaissement a des répercussions négatives sur le volume des impayés sur facture pour la période sous revue.
Cette grève avait parallèlement paralysé le centre d’appel de la Jirama. Le service client de la compagnie est en état d’urgence. Le MEH rapporte une chute de 80% du nombre d’appels traités. A ceux-ci s’ajoutent des appels perdus et non traités. Et encore le taux d’abandon avait atteint un taux d’abandon catastrophique de 90,46% au mois d’octobre, avec un taux de réponse qui s’est effondré à 11,45%.
Des agents syndiqués de la Jirama avaient observé un mouvement de grève, avec comme principale revendication le départ du directeur général de la compagnie, Ron Weiss. Ils ont également maintenu leur opposition au nouveau statut de la Jirama.
