SOCIÉTÉ – La police évoque 172 signalements de disparition d’enfants dont huit retrouvés morts ces six derniers mois

Des statistiques inquiétantes. Le directeur général de la police nationale rapporte 172 signalements de disparition d’enfants et d’adolescents à Madagascar au cours du premier semestre 2026. Selon les chiffres présentés mercredi par le contrôleur général de police Jean Victor Tsaramonina, huit de ces enfants ont été retrouvés morts après avoir été victimes de violences.

La région d’Analamanga concentre à elle seule 119 des 172 signalements recensés durant cette période. Parmi les 164 autres enfants et adolescents dont la disparition n’a pas conduit à un décès, 81 ont été retrouvés, tandis que 83 sont sans nouvelles. La police précise que certains de ces enfants pourraient avoir été retrouvés par leurs familles sans que les autorités en aient été informées.

Face à cette situation, le directeur général de la police nationale assure que les forces de l’ordre poursuivent les investigations afin de retrouver les enfants toujours recherchés et d’identifier les auteurs des enlèvements. “L’État affiche sa volonté d’assumer pleinement ses responsabilités sur tous les plans”, déclare-t-il à la presse.

Pour les autorités, cette recrudescence de disparitions d’enfants et d’adolescents sont liées à des manipulations politiques, voire à des actes terroristes, selon les mots utilisés aussi bien par le président de la Refondation, le Colonel Michaël Randrianirina que par le directeur général de la police nationale. Pour le chef de l’Etat, il s’agit d’une volonté délibérée de faire croire à la communauté internationale que Madagascar est instable. Le directeur général de la police, lui, évoque des “sacrifices d’enfants innocents dans l’espoir d’obtenir ou d’usurper une autorité politique”.