SPORT – Ahmad indique vouloir rester un supporteur et observateur assidu de football et dénonce un coup politique de la Fifa derrière l’ouverture des enquêtes
Antananarivo, 9 Mars, 8h05 – Ahmad, qui n’est désormais plus président de la Confédération africaine de football (CAF), prend acte de la décision du Tribunal arbitral du sport (TAS) qui réduit ses sanctions à deux ans au lieu de cinq ans de suspension, et à 50.000 francs suisses au lieu de 200.000 francs suisses d’amende. « Suite à la décision du TAS opposant la CAF à la Fifa, je resterai un supporteur et observateur assidu de football, la passion de ma vie », écrit-il sur son compte twitter.
L’ancien vice-président de la Fifa maintient par ailleurs la thèse selon laquelle il y a un politique de la Fifa derrière les enquêtes ayant abouti à cette affaire. « Tout connaisseur de la CAF le saura, et interprètera le fait que la Fifa ait enquêté sur ces années précises d’instabilité, que mon équipe et moi avons résolu, au moment où des désaccords politiques sont survenus entre le comité exécutif de la CAF et la Fifa ».
Dans un communiqué de presse publié tard dans la nuit, le staff de l’ancien président de la CAF reconnaît que Ahmad pouvait ne pas avoir répondu aux standards requis par l’instance internationale de football, mais explique certaines décisions par « la situation chaotique dans laquelle nous avons trouvé la CAF en 2017». Pour Ahmad et son équipe, « la décision rendue par l’instance juridique internationale donne d’ailleurs partiellement raison à l’ancien président de la CAF.
« Les relations de partenariats entre la CAF et ses parties prenantes, en 2017, étaient au point mort, accepter cette invitation était du devoir de la CAF dans un souci d’unification du football africain », répond Ahmad aux condamnations relatives à « l’utilisation de l’argent de la CAF pour contribuer au financement d’une invitation à un pèlerinage à La Mecque ».
Egalement condamné pour avoir payé des bonus et indemnités sans base contractuelle ou réglementaire, Ahmad soutient que « ces éléments comptables ont tous été versés de façon honnête, juste et loyale ». « Si certains sont mal sourcés, c’est que la situation chaotique dans laquelle nous avons trouvé la CAF en 2017 a impliqué trois longues années de réformes pour mettre en place des fonctions aussi basiques qu’une comptabilité efficace, et des paiements par virement bancaire plutôt qu’en argent liquide », poursuit-il.
Ahmad et son équipe se félicitent, par ailleurs, que « le contrat signé entre la CAF et Tactical Steel pour l’équipement en urgence du Chan 2018 (…) n’ait pas été retenu comme condamnable par le TAS ».