STRATEGIE DE DEVELOPPEMENT – La mobilisation des investissements productifs parmi les interventions prioritaires avancées par la Banque mondiale pour la réduction de la pauvreté à Madagascar

Antananarivo, 30 Juin, 14h37 – Une approche sur plusieurs fronts. La Banque mondiale considère la mobilisation des investissements productifs comme l’une des interventions prioritaires permettant la réduction de la pauvreté de la Grande île. Ces investissements permettront d’accélérer la transformation économique et spatiale du pays, souligne cette institution financière dans le document sur son Cadre de partenariat pays (CPF) 2023-2027 avec Madagascar.

Le renforcement du capital humain et la résilience des couches vulnérables pour améliorer leurs moyens de subsistance figure également dans ces interventions prioritaires suggérées par la Banque mondiale. Tout comme le renforcement des mécanismes de contrôle et l’engagement des citoyens, y compris la société civile, pour limiter la mainmise de l’Etat d’une part et pour obtenir de meilleurs résultats politiques de l’autre.

Bien que ces interventions soient ainsi bien identifiées, la Banque mondiale soutient que des progrès soutenus ne seront possibles que si les réformes nécessaires font l’objet d’une forte appropriation politique et si l’on se concentre davantage sur le bien-être des plus pauvres. Aussi, son Conseil d’administration avait récemment approuvé un crédit de 100 millions de dollars pour une opération à l’appui des politiques de développement (DPO), destinée à soutenir les réformes pour libérer les moteurs d’une croissance inclusive et résiliente.

Grâce à ce programme, le gouvernement malgache a pris les premières mesures pour mettre en œuvre des réformes visant notamment à améliorer la compétitivité et la transparence dans le secteur minier mais aussi pour favoriser les secteurs de croissance tels que l’énergie et le numérique. Marie-Chantal Uwanyiligira qui représentait cette institution financière soutenait que « le maintien de ces réformes dans le temps permettra à Madagascar de sortir du piège de la pauvreté ».

Comme exposé dans le CPF 2023-2027, la persistance d’une pauvreté monétaire élevée ces dernières années reflète principalement la lenteur de la croissance des revenus et le manque d’opportunités d’emploi qui en découle. La prévalence de la pauvreté était d’ailleurs nettement plus élevée dans les zones rurales en raison de la faible productivité du travail dans l’agriculture, du manque d’accumulation de capital productif et humain ainsi de l’exposition à des chocs climatiques fréquents, détaille ce document.