SUSPICION D’ATTEINTE A LA SURETE DE L’ETAT – Le « projet d’attentat » évoqué lors d’une rencontre entre le président de la République et les dirigeants de l’Eglise catholique
Antananarivo, 29 Juillet, 20h25 – Le président de la République Andry Rajoelina et les dirigeants de l’Eglise catholique romaine de Madagascar ont unanimement dénoncé toute forme de violence pour des raisons politiques ce jeudi. « La violence est contraire à nos valeurs en tant que Malgache », a indiqué Andry Rajoelina qui parle même d’une « infamie ». « L’Eglise catholique est contre la violence pour conquérir le pouvoir », a, de son côté, soutenu le Cardinal Désiré Tsarahazana, archevêque de Toamasina et président de la Conférence épiscopale.
Selon une publication de la présidence de la République, les deux parties se sont rencontrées au Palais d’Etat d’Iavoloha pour discuter des affaires nationales, dont celle relative à la suspicion de projet d’attentat contre le président de la République. Ce sujet a d’ailleurs fait l’objet de déclarations à la sortie de l’audience.
Dans sa première déclaration après l’annonce de l’arrestation des individus soupçonnés d’avoir échafaudé des plans pour l’éliminer, Andry Rajoelina n’a pas manqué de remercier ceux qui lui ont exprimé leur soutien. « Je suis reconnaissant envers ceux qui m’ont encouragé et qui m’ont porté dans leurs prières face à ce qui s’est passé », souligne-t-il dans une déclaration diffusée sur la chaîne de télévision publique. « La violence n’est pas la solution », poursuit-il, ajoutant que « il y a encore tellement à faire dans le pays ».
Le Cardinal Désiré Tsarahazana, lui, a rappelé que l’Eglise catholique ne fait pas de la politique et qu’elle est contre la violence et toute forme de déstabilisation. « Si des gens qui s’adonnent à cette pratique se disent de l’Eglise catholique, ils ne sont pas des nôtres », martèle l’archevêque de Toamasina. Si l’Eglise dit ne pas faire de la politique et assure interdire toute conquête du pouvoir, le cardinal n’en souligne pas moins qu’elle « encourage ceux qui font des efforts et corrige quand les choses ne marchent pas ».
Ce jeudi, des éléments des forces de l’ordre ont été aperçus du côté de l’archevêché à Andohalo dans la matinée.