Antananarivo, 27 janvier, 11h57 – La manifestation estudiantine au sein de l’Université d’Antsiranana lundi soir continue de faire des vagues. Cinq individus interpellés lors de l’événement ont été placés en détention préventives à la maison centrale après leur audition au Parquet du Tribunal de première instance dans la capitale de la région de Diana, mardi. Une dizaine de personnes avaient été interpellées le soir de la manifestation. Elles étaient soupçonnées d’avoir commis des violences, de voie de fait, de destruction et de dégradation de biens, selon les forces de l’ordre.
⭕Lundi soir, des étudiants avaient exprimé leur mécontentement après la coupure de l’eau, couplée avec celle de l’électricité. Ils ont jeté des pierres et ont brûlé des pneus, selon les forces de l’ordre. La direction des affaires sociales (DAS) avait également déploré, entre autres, l’existence de documents d’archives brûlés et la perte de trois ordinateurs. Le calme est revenu au campus dès mardi matin. Les cours ont également repris alors que les forces de l’ordre patrouillent encore sur les lieux.
?Le Premier ministre Christian Ntsay s’est montré ferme et avait condamné la violence dans des manifestations de revendication menées dans les universités, mardi. Celles-ci « doivent être menées dans le calme et le respect de l’ordre et de la sécurité », lance le chef du gouvernement à l’issue de la réunion de l’Organe mixte de conception (OMC/national) à Mahazoarivo. Il demande également aux premiers dirigeants au sein des universités de prendre leur responsabilité pour la recherche de solution tout en assurant de la disponibilité des forces de l’ordre à prêter main forte le cas échéant.














