Face à un climat social et politique jugé délétère, le Conseil œcuménique des Églises chrétiennes de Madagascar (FFKM) tire la sonnette d’alarme. Dans une déclaration publiée jeudi, la confédération constate que le “fihavanana” malgache est aujourd’hui en péril.
Les leaders religieux pointent du doigt plusieurs maux qui rongent la société. Le FFKM dénonce des persécutions socio-politiques créant un climat d’insécurité et de méfiance. Il fustige également les provocations médiatiques, notamment sur les réseaux sociaux, qui visent délibérément à diviser les citoyens à travers des discours de haine, ainsi que le détournement des ressources nationales, un sujet au cœur des préoccupations pour la survie économique du pays.
Pour répondre à cette crise, le FFKM se positionne en médiateur, prêt à soutenir un processus de reconstruction nationale.. Le sommet qu’il prévoit d’organiser du 18 au 21 mai à Antananarivo aura pour objectif de poser les bases d’une stabilité durable. L’organisation souligne que cette rencontre est essentielle pour instaurer un climat de sérénité à l’approche des prochaines échéances nationales, en favorisant un “dialogue sincère et constructif” entre toutes les forces vives de la nation.
Dans sa déclaration, le FFKM tient également à clarifier sa position sur les récentes initiatives de dialogue organisées dans le pays. L’organisation précise qu’elle n’a pas participé aux préparatifs des différentes consultations et conférences tenues récemment.
