TRAFIC – La direction générale des douanes annonce une procédure contre un de ses agents dans l’affaire d’exportation illicite de 73,5 kilos d’or et martèle n’avoir effectué aucun contrôle à Ivato
Antananarivo, 6 Février, 9h45 – Un agent visiteur de la douane à Toliara devrait bientôt faire l’objet d’une poursuite. La direction générale des douanes (DGD) indique que des procédures de levée de son immunité sont en cours dans le cadre de l’enquête sur l’exportation illicite de 73,5 kilos d’or. Celles-ci feraient même partie des dispositions que la douane dit avoir prises dès le début de l’affaire.
L’agent visiteur est celui qui avait procédé au contrôle lors de « l’escale technique » de l’avion transportant la marchandise à Toliara. Le communiqué de la DGD n’indique pourtant pas si c’est cet agent qui a signé et tamponné les documents évoqués dans un reportage publié sur France 24. « Pour les besoins de l’enquête, aussi bien sur le territoire national qu’à l’étranger, l’administration ne peut dévoiler les secrets de l’instruction », précise-t-il.
La douane souligne néanmoins que ces « documents diffusés, notamment la déclaration générale qui n’est en aucun cas une déclaration en douane et ne peut la remplacer, ne sont pas de documents relatifs aux marchandises en cause ». Elle précise, par ailleurs, que son champ d’intervention se limite au contrôle économique et qu’elle n’aurait aucun pouvoir en matière d’autorisation de vol.
Le communiqué de la DGD rappelle, par ailleurs, que « la douane ne pouvait pas procéder aux formalités de contrôle réglementaires à l’embarquement, malgré l’escale technique à Ivato ». Elle explique qu’elle ne pouvait pas effectuer ce contrôle parce que le commandant de l’appareil n’aurait pas déposé le manifeste présentant la nature et la quantité des marchandises à transporter auprès du bureau des douanes d’embarquement, et parce que la compagnie n’aurait pas non plus déposer la liste des passagers avant le départ.
En plus du « non respect de ces dispositions légales », la douane soulève que « les contrebandiers ont utilisé des manœuvres surpassant la vigilance et les moyens de contrôle ». Dans ses premières déclarations, elle a d’ailleurs indiqué avoir été « absente au départ du vol à l’aéroport d’Ivato à Antananarivo », parce « qu’elle n’a pas été saisie pour les formalités d’usage au départ si elle devrait obligatoirement l’être 24 heures à l’avance pour un contrôle conjoint de la Police de l’air et des frontières, de la douane et de la santé ».