Antananarivo, 13 Janvier, 7h15 – La direction générale des douanes (DGD) évoque un coup bien monté et bien préparé dans l’affaire d’exportation des 73,5 kilos d’or. A entendre son directeur général, les formalités douanières n’ont pu être faites ni sur l’équipage, ni sur les passagers ni sur la marchandise. « Parce que la douane n’a pas été informée du vol et n’a donc pu effectuer les formalités d’usage », indique son directeur général, Ernest Zafivanona Lainkana au cours d’une rencontre avec la presse mardi. Il parle notamment du scanner et des fouilles.
Mais le DGD indique également que l’or a déjà été préalablement placé dans l’avion et ne se trouvait donc ni avec les passagers ni avec les bagages lorsque ceux-ci ont circulé dans l’aéroport. Il confirme également que des images sur les caméras de vidéosurveillances ont été coupées au moment où les passagers circulaient au sein de l’aéroport. « Nous avons néanmoins pu mettre la main sur ces images et les avons transmises à la justice », souligne-t-il.
Pour la Douane, les infractions pour lesquelles les accusés sont poursuivies constituent des délits de troisième classe, « les pires infractions que l’on puisse commettre ». Il s’agit, indique Volasoa Razafitrimo, directeur auprès de la douane, du délit de contrebande par aéronef de marchandises prohibées et d’infraction au code des changes. « Les suspects n’ont pas fait d’engagement de rapatriement de devises », indique-t-elle.
Pour l’instant, les trois suspects arrêtés en Afrique du Sud sont encore retenus par la justice sud-africaine. Leur comparution devant le tribunal de Kempton Park pour complément d’enquête et pour la demande de liberté sous caution a été renvoyée au 1er Février, indique le procureur général du pôle anti-corruption d’Antananarivo.
Photo : Capture d’écran de la conférence de presse de la direction générale des douanes sur la TVM