Antananarivo, 25 Août, 10h20 – Une bouffée d’oxygène pour les agences de voyage et un appui commercial pour Air Madagascar. « Air Madagascar a autorisé l’extension de la vente des billets pour les vols spéciaux aux agences de voyage afin de toucher davantage de bénéficiaires », indique Bakomalala Nirinalijao, présidente de l’Association des agences de voyage de Madagascar (AAVM).
Les agences sont principalement chargées de la vente des billets aller Antananarivo-Paris sur les vols spéciaux étudiants mis en place par la compagnie nationale aérienne avec l’autorisation des autorités malgaches. Ces vols sont organisés sur recommandation présidentielle suite à l’appel des étudiants qui se sont plaints de ne pas pouvoir rejoindre à temps la rentrée au niveau des universités européennes auprès desquelles ils se sont inscrits.
Les personnes résidant en Europe ou disposant d’un titre de séjour valide sont également ciblées par les agences de voyage partenaires d’Air Madagascar. Tout comme les ressortissants européens qui souhaitent regagner l’Europe mais qui se trouvent bloqués à Madagascar.
Le premier vol spécial étudiants mis en place par Air Madagascar a quitté Antananarivo le dimanche 23 Août, mais avec seulement une vingtaine de passagers. Un prochain vol est prévu pour le 27 Août, mais les agences de voyage espèrent que d’autres vols puissent encore être organisés après cette date. « Mais cela dépend de l’organisation de la compagnie et des autorisations délivrées par les autorités », précise la présidente de l’AAVM
Pour l’instant, seules 12 agences de voyage sont associées à l’opération « Vols spéciaux » d’Air Madagascar. L’objectif étant de « garder le contrôle sur le suivi des papiers administratifs et de veiller au respect des mesures sanitaires dans les opérations de réservation et d’achat des billets ». Selon Bakomalala Nirinalijao, « le nombre de billets par agence est limité entre 10 et 15 unités ». « Ce qui fait près de 150 places pour un voyage », poursuit-elle. « Mais rien n’empêche la compagnie aérienne d’affréter un gros porteur en cas de fortes demandes », ajoute-t-elle.