VANF ANTRANONKALA-ONLINE – EQPT introuvable sur FB

Facebook est accessible pour trois fois rien. L’EQPT, éducation de qualité pour tous, l’est beaucoup moins. Ce qui explique sans aucun doute certaines choses fréquemment rencontrées sur ce réseau de communication sans administrateur intellectuel, ni prescripteur culturel. Le défoulement du plus grand nombre y gagne ce que perd «une certaine idée» : volonté de recul, posture de distance, souci de la mesure, attitude de prudence, scrupule de véracité.

En début de semaine, s’était tenue au palais d’Andafiavaratra la consultation franco-malgache sur «la question des îles malgaches Glorieuses, Juan de Nova, Europa et Bassas da India», selon la terminaison précise de son inscription à l’ordre du jour de la 34ème session de l’Assemblée Générale, le 12 novembre 1979.

Sujet sérieux, complexe et ardu. Si les «y-a-qu’à» et les «faut-qu’on» avaient été efficaces, la question ne serait pas en suspens depuis quarante ans exactement, et l’adoption par l’Assemblée générale des Nations Unies de la Résolution A/RES/34/91 du 12 décembre 1979. Comme si cette difficulté intrinsèque n’était pas suffisante, il semble que certains veuillent encore compléxifier davantage la situation en introduisant des paramètres hors sujet.

Oui, le professeur Raymond Ranjeva ne figurait pas sur la photo de groupe à l’issue de l’Andafiavaratra Round. La raison était bêtement logistique : il avait un avion à prendre dans l’accomplissement de ses autres missions. Le Président de l’Académie malgache qu’il est également, en avait au préalable informé le Président de la République qui avait donné les instructions nécessaires pour que le juriste en chef de la délégation malgache puisse, sitôt que possible, rallier rapidement Ivato.

Certaines personnes savent mettre de côté d’éventuels différends quand il s’agit d’une affaire dont on a fait une cause nationale. C’est la ligne directrice du Président de la République Andry Rajoelina depuis sa rencontre avec son homologue français, en mai 2019. De son côté, le professeur Raymond Ranjeva, devenu entre-temps vice-président de la Cour internationale de Justice, était déjà de la partie en 1979 et ses compétences sur la question des «îles malgaches» sont incontestables. À ce titre, il était simplement naturel que le Conseil des Ministres l’intègre à la délégation malgache.

Parmi les concepts à s’approprier absolument dans le cadre d’une éducation civique d’EQPT, doit figurer le «Ho an’ny Tanindrazana» dont l’Académie militaire, école des officiers, a fait sa devise. Ho an’ny Tanindrazana : Pour la Patrie, Pour la Matrie, Pour Madagascar. Cela devrait permettre de transcender les vétilles et élever le débat. Même sur Facebook.