“L’accouchement doit être une source de joie et non un poids causé par les difficultés”. Avec cet esprit, la Première Dame, Elisa Randrianirina, a rendu visite aux jeunes mères en difficulté auprès du centre hospitalier universitaire de gynécologie obstétrique de Befelatanana (CHU-GOB), ce jeudi, en compagnie de la ministre de la Santé publique, Dr Monira Managna, et des représentants du ministère de la Population et des solidarités.
Cette visite fait suite à l’appel de détresse de trois femmes récemment accouchées par césarienne. Présentes dans l’établissement depuis une dizaine de jours, elles se trouvent dans l’incapacité de régler les frais liés aux consommables médicaux nécessaires à leur prise en charge. Certaines ne peuvent même plus se nourrir correctement, faute de moyens.
Leur cas n’est pas isolé. Selon les informations recueillies, de nombreuses femmes se retrouvent dans des conditions similaires. Malgré les efforts du service social de l’établissement pour accompagner les patientes les plus vulnérables, les moyens restent insuffisants face au nombre croissant de cas de patientes endettées.
La Première Dame, touchée par ces réalités humaines, est intervenue immédiatement en réglant les dettes hospitalières des femmes bloquées sur place. Elle a également remis des enveloppes d’aide financière afin de soulager les jeunes mères confrontées à de grandes difficultés sociales.
Dans le même élan de solidarité, l’épouse du président de la Refondation a offert 250 kits chirurgicaux destinés aux femmes enceintes démunies, nécessitant des soins ou des interventions d’urgence. Ce geste vise à renforcer la prise en charge des patientes au sein du CHU GOB. Selon le directeur de l’établissement, la maternité de Befelatanana a ouvert ses portes en 1957 et accueille actuellement entre 16 et 20 accouchements par jour. La délégation a profité de l’occasion pour examiner de près les infrastructures de l’hôpital, nécessitant des rénovations et des améliorations.
