Antananarivo, 25 Novembre, 7h55 – Un grand chantier pour déterrer la prospérité agricole du Sud-Ouest. Le dragage d’urgence de la prise d’eau de Bevoay avait été enclenché. Une disposition qui s’avère cruciale pour sauver la deuxième campagne rizicole du Bas Mangoky, selon le ministère de l’Agriculture et de l’élevage.
Le ministre José Nirina Rasatarimanana s’était récemment déplacé dans la plaine du Bas Mangoky, un grenier à riz essentiel de la région Atsimo Andrefana, qui fait vivre environ 9 000 ménages de riziculteurs. Il a pu constater sur place l’envasement de l’ouvrage d’irrigation. La prise d’eau située à Bevoay, qui alimente le canal principal, est obstruée par l’ensablement, empêchant de ce fait le flux normal de l’eau.
Alors qu’une superficie rizicole totale de 7 750 hectares dépend entièrement de ce point d’alimentation en eau, seuls 2 500 ha ont pu être mis en culture, au cours des trois dernières années. Et ce, faute de dragage et de désensablement du canal de Bevoay réalisé en temps opportun, rapporte le ministre.
Le Chef des opérations de désensablement sur place, Joseph Randrianasolo évoque un problème de financement de l’entretien de l’ouvrage d’irrigation. Une situation qui est exacerbée par l’accélération de l’accumulation de sédiments en raison de la dégradation du bassin versant, notamment par la déforestation des zones environnantes.
La plaine du Bas Mangoky permet théoriquement deux cycles de culture de riz par an, avec des rendements potentiels de 25 000 tonnes par récolte, soit une production annuelle totale de 50 000 tonnes. Pourtant la majorité des agriculteurs sont empêchés de démarrer la seconde campagne rizicole avec en raison du retard des opérations de désensablement.
Le désensablement avait alors été enclenché en urgence. Des opérations de curage et de dragage des canaux, ont déjà débuté sur place. Du matériel lourd a été déployé pour extraire le sable et rétablir l’acheminement de l’eau vers les parcelles des riziculteurs. Le ministre José Nirina Rasatarimanana rassure également que les fonds nécessaires à la poursuite de ces travaux ont été alloués jusqu’en mai 2026 afin de garantir aux agriculteurs un accès à l’irrigation.
Photo : Ministère de l’agriculture et de l’élevage
