Antananarivo, 9 Janvier, 18h40 – Un prix plancher pour le riz local. Edgard Razafindravahy, ministre de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation réitère son soutien envers les riziculteurs malgaches. Bien que le prix du riz local soit en hausse, le ministre refuse que les paysans soient sacrifiés. « Il est vrai que les populations subissent des difficultés avec la hausse des prix de produits de première nécessité, surtout que nous entrons en pleine période de soudure avec ce que cela suppose de hausse sur les prix du riz local, mais comme je l’ai maintes fois indiqué, les paysans ne doivent pas vendre à perte », rappelle-t-il durant son allocution au cours de la cérémonie hebdomadaire de lever de couleurs au ministère.
⭕Selon les calculs du ministère, le prix du paddy ne devrait pas être à moins 1 800 ariary le kilo. Avec ce prix du paddy auprès des producteurs, le prix du riz local devrait tourner autour de 3 000 ariary le kilo. Actuellement, les variétés de riz local coûtent autour de 2 900 ariary, voire 3 200 ariary sur les étals des détaillants tananariviens. Il y a une semaine, dans un souci de maîtriser le prix du riz local, le chef de district d’Andilemana a pris l’initiative d’imposer un prix plafond de 1 650 ariary pour le paddy, mais il a aussitôt décidé d’annuler la note.
⭕Dans la région d’Alaotra Mangoro, le prix d’une mesure de riz s’élève actuellement à 750 ariary, soit environ 2 650 ariary le le kilo. « Les paysans qui ont épuisé leur stock de riz ne peuvent pas se permettre d’acheter à ce prix », explique une source locale. Pour faire face à la période de soudure, le ministère indique que le stock de riz importé est suffisant pour approvisionner le marché. Il évoque « 140 000 tonnes de riz importé pour combler le gap » et le riz importé par la State procurement of Madagascar (SPM) pour réguler le prix sur le marché.
