Antananarivo, 12 Juin, 16h45 – La production de riz de Madagascar qui s’établissait à 5,320 millions de tonnes en 2023 devrait augmenter à 5,880 millions de tonnes cette année. Ce volume correspond à une hausse de 10,6% entre les deux périodes, d’après les données du ministère de l’Agriculture et de l’élevage, rapportées dans le Document de performance annexé au Projet de loi des finances rectificatives (PLFR) 2024.
Plusieurs travaux devraient être menés pour l’atteinte de cet objectif, d’après le ministre Suzelin Ratohiarijaona. Il a parlé, lors d’une conférence de presse mardi, de réhabilitation et d’aménagement d’infrastructures d’irrigation pour assurer une augmentation de la production rizicole. 100 000 hectares de périmètres irrigués devraient être aménagés et réhabilités d’après le ministre.
Le département chargé de l’Agriculture avait également mis en avant le développement de la riziculture pluviale. Sur ce point, la production ainsi que la vulgarisation de la nouvelle variété de riz pluvial « Mavitrika » qui est adaptée aux changements climatiques comme au déficit hydrique sont annoncées. Ce département fait aussi part de la redynamisation des centres multiplicateurs de semences afin de mettre à la disposition des riziculteurs des semences améliorées et certifiées.
Bien qu’il soit encore difficile pour une grande partie des exploitants agricoles d’acquérir des grandes machines agricoles, ils pourraient dans un premier temps opter pour une mécanisation à petite échelle qu’ils pourraient relayer par une mécanisation intermédiaire, avance le ministre Suzelin Ratohiarijaona. Sinon, “la collaboration avec le secteur privé sera renforcée, notamment dans la production d’engrais biologiques et chimiques”, ajoute-t-il.
La signature récente d’un protocole d’accord entre Madagascar et la République de Corée devra par ailleurs contribuer à l’amélioration de la production rizicole à Madagascar, en tirant partie de l’expertise coréenne. Cet accord englobe trois principaux axes de coopération, à savoir la mise en place de complexes de production rizicole avec l’utilisation des technologies avancées coréennes. Il comprend aussi l’amélioration des systèmes de production et d’approvisionnement en semences et le renforcement des capacités des exploitants agricoles malgaches à travers des formations et des échanges de compétences.
Tous ces efforts devront contribuer à l’augmentation de la production de riz au pays et donc baisser l’importation de ce produit. Le ministre Suzelin Ratohiarijaona estime même que Madagascar pourrait se passer des importations d’ici cinq ans, en satisfaisant tout de même certaines conditions.
