APPROVISIONNEMENT – Le ministère de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène indique que les réserves d’eau de Tsiazompaniry permettront à Antananarivo de tenir jusqu’en Janvier 2022 en cas de sécheresse

Antananarivo, 21 Juillet, 7h35 – La capitale et ses environs ne devraient pas trop souffrir des impacts de la sécheresse et de l’étiage dans les prochains mois. Selon un communiqué publié lundi par le ministère de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène, « le barrage de Tsiazompaniry contient une réserve de 140 000 000 m3, pouvant subvenir aux besoins d’Antananarivo jusqu’au mois de Janvier 2022 ». Ces réserves, indique le ministère, devraient permettre à la capitale et ses environs de faire face « à une éventuelle période de sécheresse ».
Actuellement, Antananarivo et ses environs entrent en période d’étiage. Rivières et fleuves commencent à s’assécher autour de la capitale et à montrer le fond de leur lit. La saison pluvieuse de 2020-2021 n’a pas été trop généreuse en précipitations sur les Hautes terres centrales. Des pluies ont même dû être provoquées dans certaines régions pour pallier l’insuffisance des eaux. A Fianarantsoa et à Antananarivo, de nombreux foyers se sont plaints de ne pas avoir suffisamment d’eau tandis qu’à Ambatondrazaka, les paysans se sont beaucoup inquiétés de leurs récoltes.
Depuis, les autorités ont mis en place des solutions pour améliorer l’approvisionnement en eau aussi bien à Antananarivo qu’à Fianarantsoa. Pour la capitale, la nouvelle station de Mandroseza II devrait fournir 40.000m3 d’eau supplémentaires sur le réseau d’Antananarivo dans les prochaines semaines. Pour les zones périphériques de la capitale, des unités de traitement conteneurisées sont en cours de mise en place pour fournir quotidiennement jusqu’à 24.000m3 d’eau aux localités desservies. Certaines, comme celles d’Anosizato ou d’Ambohipanja dans l’Avaradrano, sont même déjà fonctionnelles.
Le ministère rappelle néanmoins l’importance de préservation des bassins versants et la nécessité d’économiser l’eau. « La disponibilité de l’eau dépend de la protection des bassins versants et des précipitations, et partant de la protection de l’environnement », souligne-t-il dans un communiqué. La ministre Voahary Rakotovelomanantsoa, rapportée par le communiqué, insiste aussi sur « la responsabilité des citoyens pour que les réserves en eau puissent durer ».