Antananarivo, 7 Décembre, 19h15 – La tension politique monte d’un cran. Une communication de l’Assemblée nationale fait état du dépôt d’une motion de censure contre le gouvernement ce mercredi après-midi. Selon le document partagé sur la page Facebook de la Chambre basse, la motion est signée par 105 députés.
Plusieurs griefs, consacrés dans un document de trois pages, ont été soulevés contre le gouvernement pour expliquer l’initiative. La motion cite, entre autres, le non-respect de la Constitution dont l’ingérence dans les affaires internes de l’Assemblée nationale, la non-réalisation du Programme général de l’Etat, des « défaillances dans la gestion des affaires nationales » comme l’existence de l’exportation illicite des richesses nationales et la corruption. L’inflation, la « hausse ininterrompue du taux de la pauvreté » sont également évoquées.
Selon le règlement intérieur de l’Assemblée nationale, la signature de la moitié des membres composant la Chambre basse est requise pour enclencher la procédure. Le vote, précédé d’un débat général, ne peut intervenir que 48 heures après le dépôt de la motion de censure. « S’il est mis en minorité par les deux tiers des membres composant l’Assemblée nationale [ qui compte 151 élus]], le Gouvernement remet sa démission au Président de la République », indique toujours ce règlement intérieur.
Malgré le nombre des signataires de la motion de censure, un député membre de l’Isika rehetra miaraka amin’i Prezidà Rajoelina (IRD), majoritaire à l’Assemblée nationale, se veut optimiste quant à l’issue du vote. Le parlementaire estime que ce vote « ne passera pas ». « En tout cas, tout dépend de la tête pensante du parti. Nous tenons une réunion pour définir la stratégie et la conduite à tenir et on verra», confie-t-il.
