Les New York Knicks ont enfin remporté un troisième titre NBA, le premier depuis 1973, à l’issue d’un printemps de play-offs mémorable qui s’est achevé samedi sur le parquet des San Antonio Spurs de Victor Wembanyama. Les Knicks se sont imposés 94-90 grâce à une partie légendaire de Jalen Brunson (45 points), élu MVP des finales, afin de remporter la série 4-1, ne perdant que trois rencontres sur les quinze disputées en phase finale depuis fin avril.
Tout le peuple orange et bleu qui attendait ce trophée depuis plus de cinq décennies a commencé à fêter le titre dans un brouhaha de cris et de klaxons, sous l’Empire State Building. Les New-Yorkais sont enfin récompensés après plus d’un demi-siècle de désillusions, de mauvais choix, de vedettes trop payées, de rencontres perdues sur le fil, comme face à Reggie Miller dans les années 1990 ou encore l’an dernier face aux Pacers de Tyrese Haliburton en finale de conférence Est.
New York a conjuré la malédiction en remportant sa première finale depuis celle de 1999 perdue face aux San Antonio Spurs qui comptaient alors parmi leurs assistants un certain Mike Brown, l’entraîneur arrivé à l’intersaison qui a propulsé les Knicks au firmament. Pour ce sacre, les Knicks se sont appuyés sur un printemps de play-offs historique, remportant 13 rencontres de suite avant de perdre le troisième match de la finale seulement, et multipliant les remontées spectaculaires, dont la dernière de 29 points lors du match 4, un record en finale.
Pour ses premiers play-offs dans sa troisième saison, à la tête d’un groupe jeune qui a revivifié une franchise qui végétait au fond des classements, Victor Wembanyama a mené les Spurs bien plus loin qu’espéré, jusqu’à la prestigieuse finale, après avoir confirmé son gigantesque potentiel. Mais le Français a buté assez largement sur la dernière marche.
« Evidemment on n’était pas prêts, je n’étais pas prêt à gagner une bague, c’est évident. En termes de volonté de bien faire, d’intensité, d’effort, on était à un bon niveau, moi aussi. Mais l’expérience… Ce sont les erreurs, on ne manque pas de talent ou de capacités, mais on fait trop d’erreurs, je fais trop d’erreurs », a-t-il concédé en conférence de presse après « la plus grande leçon » de sa vie.
Textes et photo : AFP
