La consommation cumulée de supercarburant a bondi de 24,4% sur les trois premiers mois de 2026. Elle est passée de 45 343m² de janvier à mars 2025 à 56 400m² au premier trimestre de cette année, d’après les données de l’Office malgache des hydrocarbures (OMH), rapportées par l’Institut national de la statistique (Instat) dans son Tableau de bord économique du mois d’avril.
Cette hausse avait été la plus dynamique du marché pétrolier, surpassant largement celle du gasoil et contrastant avec la chute du pétrole lampant. Le supercarburant ne représentait toutefois qu’environ 19,7 % du volume total de ce marché sur ce trimestre, représentant 56 400 m³ sur un total de 285 518 m³.
Le gasoil demeure le pilier central du marché pétrolier, affichant une croissance solide bien que moins spectaculaire que celle du supercarburant. Ce produit domine en termes de volume. Il représente à lui seul environ 59,3 % de la consommation totale de produits pétroliers sur ce premier trimestre, pour 169 271 m³ sur un total de 285 518 m³.
Bien que sa variation ne fût que de +7,3 %, le volume supplémentaire de gasoil mis sur le marché (soit +11 465 m³) est le principal contributeur au maintien de la croissance modeste de 0,7% du marché total. Le gasoil confirme d’ailleurs son rôle de carburant essentiel pour l’économie, porté par les besoins du transport de marchandises, des transports collectifs ainsi que de la production d’électricité.
Une tendance opposée est enregistrée pour le pétrole lampant, qui enregistre la baisse la plus marquée du secteur pétrolier pour ce début d’année. Sur les trois premiers mois de 2026, la consommation a chuté de 19,4 % par rapport à l’année précédente, passant de 14 029 m³ à 11 309 m³.
Cette chute de près de 20 % suggère une mutation dans l’utilisation de ce produit, souvent liée à l’éclairage domestique ou à la cuisine en milieu rural, contrairement aux carburants routiers qui restent en croissance. Il ne représentait alors que 3,9 % environ de la consommation totale du marché au premier trimestre 2026.
Si l’on additionne ainsi les trois produits blancs pour le premier trimestre 2026, on obtient environ 83 % du volume total. La différence d’environ 17 % correspond à des produits spécifiques tels que le fuel lourd, utilisé principalement par la Jirama et les industries pour la production d’électricité et de vapeur ou encore le carburant destiné à l’aviation.
