Une sursouscription massive. 46 protocoles d’accord avaient été signés jeudi, lors de l’évènement de mobilisation du secteur privé, placée sous le thème de “Solution solaire pour Madagascar”. Le volume des offres reçues est plus de sept fois supérieur à l’objectif initial de 526 MWc fixé par le ministère de l’Energie et des hydrocarbures (MEH).
Ce département rapporte un grand engouement du secteur privé. Alors que les besoins exprimés par la Jirama portaient sur 55 centrales pour une puissance de 526 MWc, les offres reçues par la compagnie nationale avaient atteint un volume de 3 753,191 MWc. L’Agence de développement de l’électrification rurale (Ader) avait enregistré, de son côté, des propositions totalisant 406,72 MWc.
Pour le MEH, cette étape marque le renforcement du Partenariat public-privé (PPP). L’objectif est désormais la conversion de ces protocoles en contrats fermes afin d’amorcer la construction effective des infrastructures solaires à travers tout le territoire.
Le processus était enclenché par cette séance plénière de présentation, qui est suivie d’un délai rigoureux de sept jours pour la signature des Protocoles d’entente (MoU). Une fois ce délai passé, le dossier d’appel à projet est envoyé par le MEH pour les sites impliquant plusieurs candidats. S’ensuit une période d’environ trois mois consacrée aux études techniques approfondies et à la finalisation des négociations des contrats définitifs. L’objectif final de ce chemin critique est d’aboutir à une mise en service impérative au plus tard en décembre 2026.
Le marché malgache démontre ainsi une forte attractivité auprès des investisseurs qui perçoivent le pays comme un terrain à fort potentiel pour le développement du photovoltaïque. Cette dynamique est renforcée par le cadre du Partenariat Public-Privé (3P), qui assure aux acteurs du secteur la viabilité des projets à long terme.
L’État et ses entités, à savoir le ministère, la Jirama et l’Ader, devraient d’ailleurs disposer d’une marge de manœuvre stratégique pour sélectionner les projets les plus compétitifs grâce à ce surplus d’offres. Et ce, en privilégiant un coût au kWh optimal afin de réduire les dépenses d’exploitation. Le ministre Radonirina Rabearimanga avait parlé d’un tarif d’achat maximal de 8,5 cents pour un kilowattheure.













