CARBURANT – Le prix FOB du gasoil dépasse déjà 6 000 ariary, selon le ministère de l’Energie et des hydrocarbures

Un écart significatif est signalé entre le prix de référence et le prix appliqué. Le seul prix FOB (Free on board) à la source du gasoil, qui est estimé à 6 000 ariary par litre, excède déjà largement le prix à la pompe actuel de ce produit pétrolier à 4 660 ariary par litre. Le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Radonirina Lucas Rabearimanga précise que ce montant correspond strictement au prix d’achat hors taxes à la source, excluant toute logistique amont, notamment le fret maritime depuis Oman. Cette situation a été exposée par ce membre du gouvernement en marge d’une conférence de presse autour des troisième et quatrième revues des programmes sur la Facilité élargie de crédit (FEC) et sur la Facilité de la résilience et de la durabilité (FRD) ce mercredi.
 
Comme indiqué par le ministre Radonirina Lucas Rabearimanga, le prix FOB du gasoil sur le marché international, dont les importations de Madagascar proviennent du Sultanat d’Oman, se négocie actuellement aux alentours de 1 750 dollars par tonne métrique. Sur la base du taux de change du Marché interbancaire de devises (MID) communiqué par la Banky foiben’i Madagasikara, soit environ 4 163,8 Ariary pour un dollar, la conversion de ce cours international, en intégrant la densité spécifique du produit, révèle un coût d’acquisition brut excédant les 6 000 Ariary par litre.
 
Et le ministre souligne que ce montant correspond strictement au prix d’achat hors taxes à la source, excluant toute logistique amont, notamment le fret maritime depuis Oman. “En poussant l’analyse par une hypothèse de coûts nuls, c’est-à-dire en occultant les frais portuaires à Toamasina, le transfert par pipeline, le stockage technique au terminal de la Galana (GRT), la distribution primaire vers les dépôts ainsi que le transport final vers le réseau de détail, le seul prix FOB à l’origine dépasse déjà de loin le prix à la pompe actuel de 4 660 Ariary”, soulève-t-il. Le calcul fait même abstraction des marges commerciales des distributeurs et de la fiscalité pétrolière (taxes et redevances),
 
Pour le ministre Radonirina Lucas Rabearimanga, ce différentiel critique entre le coût d’importation pur et le prix de vente final illustre l’ampleur systémique du choc pétrolier actuel. Ce qui justifierait l’état d’urgence énergétique déclaré depuis mardi par l’Etat.