Antananarivo, 19 Janvier, 11h45 – Une faille signalée. La prise de participation de l’Etat dans les sociétés pétrolières compromet l’indépendance de l’Office malgache des hydrocarbures (OMH), qui est l’organe de réglementation du secteur pétrolier aval, indique la Banque mondiale dans son étude sur la gestion des prix du carburant du pays. Pour cette institution de Bretton Woods, « il est inhabituel pour un pays importateur de carburant que son gouvernement continue de participer au capital de ces compagnies », surtout que « Madagascar s’est déjà engagé à libéraliser son secteur pétrolier ».
Selon la liste des sociétés à participation de l’Etat dressée par le ministère de l’Economie et des finances (MEF), l’Etat détient 31% des actions de la Logistique pétrolière. Sa participation est de 10,07% auprès de la Galana distribution pétrolière et de 10% auprès de la Galana raffinerie terminal. L’Etat est également actionnaire à hauteur de 6,12% dans la compagnie Jovena, 20,56% dans TotalEnergies marketing Madagasikara, 20% dans Vivo Energy et 5% dans Madagascar oil company.
Le Gouvernement aurait fait valoir que ces participations permettent à l’État de renforcer la stratégie pour le secteur pétrolier et de participer au Conseil d’administration des sociétés pétrolières. Il semble cependant que dans la pratique, « l’Etat a très peu d’influence alors qu’il devrait user pleinement de son droit de regard sur les sociétés », lance la Banque mondiale.
Elle estime dans son étude que « l’impartialité de l’OMH pourrait être favorisée en cédant les participations de l’Etat dans ces sociétés pétrolières ». Ce, afin d’appuyer l’application de la loi sur la libéralisation du secteur pétrolier aval, en ayant pour objectif d’améliorer les conditions du marché.
L’OMH est un organisme sous tutelle du ministère de l’Energie et des Hydrocarbures (MEH). Il est chargé de la régulation des activités du secteur pétrolier aval sur l’ensemble du pays.
