Antananarivo, 28 Octobre, 21h30 – Le rendez-vous est donné. La Commission électorale nationale indépendante (CENI) annonce la tenue du tirage au sort de l’ordre d’apparition des candidats aux sénatoriales dans le bulletin unique pour ce 30 Octobre. Selon l’organe chargé de préparer et d’organiser les scrutins, le tirage se déroulera à son siège à Alarobia. Le tirage intervient au lendemain de la date limite pour la publication des listes des candidats aux sénatoriales du 11 Décembre régulièrement validées, fixée au 29 Octobre par la loi.
Selon les textes en vigueur, les dossiers de candidature ont été déposés auprès des Organes de vérification et d’enregistrement des candidatures au sein des Commissions électorales provinciales (OVEC) entre le 28 et 12 Octobre. Les OVEC au niveau de chaque province, sont habilités à traiter les dossiers. Mais il appartient à la CENI d’arrêter, par circonscription électorale, au niveau provincial, la liste définitive des candidats.
Quatorze dossiers de candidature avaient été déposés auprès des OVEC. «Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina » (IRMAR) est présent dans les six circonscriptions électorales. Trois dossiers ont été enregistrés à Antananarivo, à Toamasina et à Antsiranana. Outre la liste IRMAR, celle de Malagasy miara-miainga (MMM) et celle de l’« Indépendant » dirigé par Falimampionona Rasolonjatovo complètent le tableau dans la capitale. Une liste « indépendant », Mbahiary est recensée aux côtés de celle de l’IRMAR et celle du MMM à Toamasina.
Avec IRMAR, deux « indépendants » comptent briguer les deux sièges à pourvoir à Antsiranana. Il s’agit de la liste Soloniaina Herman Lemoine et celle de Martin Bematana. A Toliara, une liste « indépendant », « Vahoaka miray mandroso » (VMM) compte se mesurer avec celle de l’IRMAR. A Fianarantsoa, c’est la liste « indépendant » Fanorolahy qui espère faire face à la liste présentée par la formation présidentielle. Par contre, « IRMAR » n’a pas d’adversaire à Mahajanga. L’opposition, de son côté, n’a pas de candidats aux sénatoriales.
Selon la loi en vigueur, 12 sièges, à raison de deux par province, sont à pourvoir pour les sénatoriales. Au total la future Chambre haute comprendra 18 membres, dont trois désignés par le président de la République « sur présentation des groupements les plus représentatifs issus des forces économiques et sociales » et «trois (3) en raison de leurs compétences particulières ». L’actuelle législature compte 63 membres avec sept élus par provinces et 21 nommés par le président de la République.