Comment transformer les atouts exceptionnels de Madagascar en succès économique ? Pour Oliver Knoerich, cette transformation passe impérativement par l’amélioration du climat des affaires. L’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne s’est exprimé sur le sujet lors d’une rencontre avec la presse, jeudi.
Bonne gouvernance, protection des investissements, état de droit et modernisation des infrastructures sont entre autres les piliers indispensables pour rassurer les investisseurs étrangers, avance ce diplomate allemand. Il se dit disposé à se positionner comme facilitateur prêt à établir des contacts directs. L’idée est de parvenir à un partenariat commercial mutuellement bénéfique, soutenu par une exigence de transparence et de réformes structurelles, explique-t-il.
Oliver Knoerich souligne que Madagascar possède d’atouts exceptionnels et de potentiel immense dans des secteurs stratégiques comme les produits miniers ou encore l’agriculture de haute qualité. Mais le volume des échanges reste en deçà des capacités réelles, à l’image du secteur touristique qui ne capte encore que 8 000 visiteurs allemands par an. Les échanges bilatéraux entre les pays s’établissaient à environ 230 millions d’euros, indique-t-il.
Le savoir-faire malgache et les ressources naturelles en énergie solaire, éolienne et hydroélectrique offrent par ailleurs des opportunités majeures d’investissements directs pour l’Allemagne. Ce secteur va bien au-delà du seul secteur textile, note Oliver Knoerich.
Concernant le portefeuille actif de l’Allemagne à Madagascar, il s’élève actuellement à 470 millions d’euros, comprenant 29 projets. Cette enveloppe se répartit en 129 millions d’euros de projets de coopération technique et 341 millions d’euros de coopérations financières. Les quatre priorités clés de la coopération germano-malgache sont la protection de l’environnement et de la biodiversité, la promotion de l’agriculture et de la sécurité alimentaire, les énergies renouvelables ainsi que la gouvernance et la biodiversité.
C’est l’Agence allemande de coopération allemande (GIZ) qui est chargée de la mise en œuvre des projets de coopération technique. La Banque allemande de développement KfW s’assure pour sa part de la mise en œuvre les projets de coopération financière.
