Des délais administratifs réduits. Le déblocage du financement pour l’achat des vaccins connaît cette année une nette accélération. En plus d’augmenter sa contribution, passant de 3 millions de dollars en 2025 à 5 millions de dollars en 2026, l’État malgache entend mobiliser plus rapidement les fonds. Une dynamique qui s’est traduite par une validation rapide au plus haut niveau. Ainsi, le Conseil des ministres de mardi a approuvé la demande d’autorisation d’engagement budgétaire pour l’acquisition de nouveaux vaccins, notamment le PCV-10, le DTC-HepB-Hib-10, le Rotavirus-1, l’antirougeoleux-10 et le HPV-2. L’achat des vaccins traditionnels, le BCG, le bOPV et le Td, a également été validé.
Selon le directeur du Programme élargi de vaccination (DPEV), le Dr Paubert Tsivahiny, cette avancée repose sur une amélioration notable des procédures. “Cette année, le dossier a été transmis rapidement à la Primature et inscrit en quelques jours à l’ordre du jour du Conseil des ministres, contrairement aux années précédentes”, indique-t-il. À titre de comparaison, en 2024, le dossier transmis entre octobre et novembre n’avait été approuvé qu’en avril 2025. En 2025, l’engagement budgétaire n’avait été autorisé qu’en janvier, entraînant des retards d’approvisionnement et une rupture de stock du BCG entre fin 2025 et début 2026.
Cette accélération est également le fruit de plaidoyers soutenus menés par le ministère de tutelle, la coalition parlementaire pour la vaccination et plusieurs organisations de la société civile, dont la plateforme Hina, le Collectif des citoyens et des organisations citoyennes et NOSYW. L’objectif est désormais de finaliser le transfert des fonds à l’Unicef, basé à Copenhague et chargé de l’achat des vaccins, avant la fin du mois de mai.
Le financement des vaccins traditionnels, couvrant trois antigènes, est entièrement assuré par l’État. En revanche, pour les nouveaux vaccins, la contribution nationale s’élève à 20 %, contre 80 % pris en charge par GAVI. Dans l’ensemble, cette hausse et surtout cette accélération du déblocage traduisent une volonté renforcée de sécuriser l’approvisionnement et d’élargir la couverture vaccinale, selon le DPEV.













