CLIMAT DES AFFAIRES – L’insécurité juridique demeure une réalité pour les entreprises selon le Syndicat des industries de Madagascar

Antananarivo, 15h15 – Un point à améliorer. L’environnement juridique dans lequel elles évoluent ne permet pas aux entreprises de se fier pleinement à la stabilité des lois et des réglementations qui régissent leurs activités. “L’insécurité juridique demeure une réalité”, et ce, “malgré les efforts du gouvernement”, expose le Syndicat des industries de Madagascar (SIM). C’était en marge du lancement de la collection Madagascar-Ohada du Centre de recherche juridique de Madagascar (CRJ) ce vendredi.

 

La loi sur la signature électronique qui reste difficilement applicable au pays, avait été prise comme exemple par le SIM. De même que la lenteur de publication des décrets qui continue de freiner l’activité économique, selon cette association professionnelle.

 

Des pistes avaient alors été avancées par le SIM pour pallier ces lacunes. Et elle qualifie l’adhésion de Madagascar à l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (Ohada) de “solution prioritaire”. Intégrer l’Ohada offrirait, selon le SIM, un cadre juridique clair et harmonisé pour garantir une justice plus prévisible et équitable, tout en renforçant la confiance des investisseurs et en favorisant la création d’entreprises et de partenariats. Cette disposition permettrait également à la Grande île de consolider sa place dans l’espace africain des affaires, a exposé cette association.

 

“L’adhésion à l’Ohada permettrait d’offrir aux entreprises malgaches un environnement plus sûr et plus fluide, ouvrant ainsi la voie à une meilleure compétitivité et à une intégration régionale renforcée”, lance le président du SIM, Tiana Rasamimanana. Il estime d’ailleurs que “l’harmonisation du droit des affaires constitue une condition essentielle afin de soutenir l’activité industrielle, sécuriser les transactions et faciliter les échanges commerciaux”.

 

Photo : SIM