Antananarivo, 21 Septembre, 17h10 – Première réponse officielle du maire de la capitale, Naina Andriantsitohaina, aux critiques dont il est la cible depuis que le Code municipal d’hygiène est publié. « Beaucoup ne savent pas ce qu’est une amende et ce qu’est une taxe et confondent les deux notions », indique le premier magistrat de la Ville d’Antananarivo dans son discours à l’occasion de la cérémonie de lever de couleurs à l’Hôtel de Ville ce lundi. « Ce n’est pas du tout avec les amendes que nous allons augmenter les recettes de la municipalité », soulève-t-il. Pour lui, ces amendes sont surtout « fixées dans un objectif d’éducation ».
Pour l’instant, le maire ne semble pas encore se trouver dans une logique d’application stricte des sanctions. « Je reconnais que la population n’a pas encore bien saisi le fond du CMH et son contenu », souligne-t-il. Il veut ainsi donner aux citoyens « du temps pour s’imprégner des nombreuses règles prévues de façon à ce que celles-ci atteignent chaque citoyen et changent la mentalité de chacun ».
Pour Naina Andriantsitohaina, il n’est donc pas question de revenir sur ses pas parce que « c’est ce que la population attend de nous ». Il faut avoir de l’audace pour s’engager dans cette démarche, martèle-t-il, encourageant ses collaborateurs auprès de la commune. Il regrette surtout que « certains hommes politiques critiquent et rabaissent les efforts de la commune dans l’éducation à la citoyenneté ».
Défendant son projet, l’édile parle d’un « outil qui permette de changer Antananarivo autant en matière de respect, d’éducation, d’humanité, de propreté, d ‘ordre et de bien d’autres ».
Les critiques sur les réseaux sociaux ne semblent pas le déranger outre-mesure. « Le plus important est que de nombreux habitants nous soutiennent et apprécient les efforts que nous faisons », conclut-il.