COMMERCE AVEC LES ETATS-UNIS – Réintégration de la Mauritanie et exclusion du Gabon, du Niger, de l’Ouganda et de la République centrafricaine de l’Agoa effectives depuis le 1er janvier 2024
Antananarivo, 3 Janvier, 18h20 – Des mesures qui entrent en vigueur. La Mauritanie voit ses avantages du programme de préférences commerciales de la Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (Agoa) rétablis. Ces avantages sont par contre retirés pour quatre pays africains, en l’occurrence le Gabon, le Niger, la République centrafricaine et l’Ouganda. Cette décision du Président américain Joe Biden, annoncée en novembre, s’applique depuis le 1er janvier 2024.
Le rétablissement de l’éligibilité de la Mauritanie s’est fait sur la base des progrès que celle-ci a réalisés face aux préoccupations des Etats-Unis relatives aux droits des travailleurs et au travail forcé dans ce pays. L’ambassadrice américaine Katherine Tai, avait d’ailleurs annoncé que les Etats Unis suivront de près les progrès de la Mauritanie dans la protection effective et décisive des droits des travailleurs internationalement reconnus, en particulier l’éradication du fléau de l’esclavage héréditaire.
L’éligibilité du Gabon et du Niger à l’Agoa est pour sa part interrompue, « en raison de changements anticonstitutionnels de gouvernement dans ces deux pays ». Les avantages sont également supprimés pour la République centrafricaine et l’Ouganda « en raison des violations flagrantes des droits de la personne internationalement reconnus perpétrées par ces gouvernements ».
Pour le cas de la Grande île, le Groupement des entreprises de Madagascar (GEM) avait attiré l’attention sur le risque de suspension du pays de l’Agoa, avec notamment la tension politique durant la période pré-électorale au mois d’octobre. S’exprimant sur le sujet, la secrétaire adjointe au bureau des affaires africaines du département d’État, Joy Basu avait expliqué à l’époque que les Etats-Unis place la démocratie dans son domaine d’actions prioritaires dans le cadre de ses partenariats avec les gouvernements, la société civile et d’autres institutions sur le continent, y compris à Madagascar.
Le Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP) a récemment affiché son optimisme. Malgré les diverses conditions qui pourraient être encore à satisfaire, « il n’y a pas de raison pour que nous ne bénéficiions pas à nouveau de l’Agoa », avait estimé un responsable de ce groupement au mois de décembre.