COMMERCE – Les producteurs de vanille de la Diana proposent le prix de la vanille verte à 200.000 ariary/kilo, des députés suggèrent un prix minimum de 75.000 ariary en attendant le renouvellement des membres du Conseil national de la vanille (CNV)
Antananarivo, 21 Mai, 7h42 – Les producteurs et les acheteurs de vanille de la région de Diana ne se sont pas encore mis d’accord sur le prix de la vanille verte jeudi, lors de l’ouverture de la campagne de vanille verte dans la région de Diana. « Les producteurs ont proposé le prix de 200.000 ariary mais les acheteurs ont fait marche arrière et n’ont pas fait de contre-proposition », indique une publication du gouvernorat de la région de Diana, rapportant les échos de la cérémonie de lancement officielle de la campagne dans le fokontany d’Ambolikapiky, commune d’Ambalahonko, district d’Ambanja. « Le marché s’est clôturé sans entente », poursuit le communiqué.
Dans la capitale, certains députés de la région Sofia où la campagne devait également avoir débuté jeudi, ont indiqué que le prix minimum de la vanille verte devrait être maintenu à 75.000 ariary jusqu’à ce que les membres du Conseil national de la vanille soient renouvelés dans quelques semaines. « Ce sont ces nouveaux membres qui fixeront le prix minimum à proposer au Conseil de gouvernement », a souligné le député élu à Port-Bergé, Paul Bert Velontsara, au cours d’une rencontre avec la presse. « Il reviendra au Conseil de gouvernement de trancher sur le prix final », poursuit-il.
Le 11 Mai, le ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat avait déjà fait part de la proposition de prix de 75.000 ariary pour un kilo de vanille verte auprès des producteurs. La diffusion sur les réseaux sociaux d’une circulaire faisant état d’un prix de référence de 75.000 ariary pour le kilo de la vanille préparée et stabilisée a suscité une polémique que le communiqué conjoint des signataires de la circulaire n’a pas réussi à faire taire.
Le document est « destiné à l’usage interne et ne revêt aucun caractère officiel », ont souligné Richard Randriamandrato, ministre de l’Economie et des finances, et Lantosoa Rakotomalala, ministre en charge du Commerce. Le communiqué a également précisé que les prix doivent encore faire l’objet d’une consultation auprès du Conseil national de la vanille et passer en conseil de gouvernement avant d’être fixés.