Antananarivo, 5 Décembre, 8h50 – « Le prix d’une mesure de riz ne doit pas dépasser 550 Ariary ». Une réunion d’urgence entre les différents acteurs du secteur riz convoquée vendredi après-midi par le Premier ministre Christian Ntsay a établi, en d’autres termes, que le prix du kilo du riz doit être de 1925 ariary au plus. Le communiqué de presse publié à l’issue de la réunion indique « espérer que le prix du riz sur le marché baissera dès demain (ndlr : ce samedi) ». « Cette baisse devrait être effective auprès des détaillants et des contrôles seront menés par le ministère de l’Industrie, du commerce et d’artisanat », ajoute le communiqué.
Pour faire baisser le prix du riz sur le marché, les participants à la réunion de Mahazoarivo ont « pris la décision de faire baisser dans les meilleurs délais les prix du riz importé », espérant ainsi que celui du riz local suivra la tendance. « Quand le prix du riz importé augmente, celui du riz local suit également cette hausse », explique le communiqué.
Aucun détail n’est donné sur la manière dont les autorités comptent faire baisser dès ce samedi le prix du riz importé. Le communiqué indique toutefois que « tous les participants à la réunion ont manifesté leur accord par rapport à la solution convenue ». Outre le ministre de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat, ont également participé à la rencontre le ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, le gouverneur de la Banque centrale, les représentants des importateurs et des producteurs de riz ainsi que les représentants des grossistes.
Le Premier ministre, cité par le communiqué, a néanmoins prévenu les spéculateurs. « Ceux qui cachent le riz pour en augmenter ensuite le prix ne seront plus tolérés », a-t-il souligné, rapporte le communiqué. Il est par ailleurs annoncé « l’arrivée au pays de plus de 100 000 tonnes de riz avant la fin de l’année », ainsi que « l’augmentation de la capacité d’aménagement des surfaces cultivables ainsi que la sensibilisation des paysans à l’utilisation des technologies modernes afin d’améliorer le rendement rizicole ». A entendre le Premier ministre, « les résultats de ces mesures peuvent être ressentis dans quelques mois et non au bout de plusieurs années ».