Antananarivo, 19 Février, 18h05 – Des villes de plus en plus peuplées par des pauvres. Une hausse significative de la pauvreté dans les zones urbaines de la Grande île est rapportée, avec un taux passant de 42,2% en 2012 à 55,5% en 2022. Si la pauvreté a légèrement augmenté de 33,3% à 34,8% à Antananarivo, la Capitale du pays, c’est surtout au niveau des villes secondaires que les plus fortes augmentations de la pauvreté urbaine ont été enregistrées. C’est ce qui est rapporté dans les résultats de l’évaluation de la pauvreté et de l’équité à Madagascar, effectuée par la Banque mondiale.
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Le niveau de la pauvreté urbaine est passé de 46% à 61,1% dans ces villes secondaires durant cette décennie. Les villes secondaires désignent les villes de taille moyenne et petite, dont la population est comprise entre 5 000 et 100 000 habitants. Il est ressorti de cette évaluation que la pauvreté urbaine avait surtout augmenté durant les périodes qui suivaient les crises, dont notamment de 2002, 2009 et 2020. « Cela confirme que les zones urbaines sont vulnérables aux crises politiques et externes », fait remarquer la Banque mondiale.
La pauvreté rurale pour sa part a enregistré une baisse statistiquement non significative, passant de 80,6% en 2012 à 79,9% en 2022. D’un point de vue structurel, la pauvreté rurale obstinément élevée est l’héritage d’un sous-investissement à long terme dans les infrastructures, de l’isolement et d’une faible demande interne, explique la Banque mondiale.
En conséquence, la pauvreté au niveau national avait légèrement augmenté, avec ces différences de tendances entre les zones urbaines et rurales. En 2022, 75,2 % de la population nationale était pauvre. Il s’agit d’une légère augmentation par rapport aux 72,9 % estimés pour 2012.
Dans sa note de perspectives macroéconomiques de la pauvreté à Madagascar, publiée au mois d’avril 2023, la prévision de la Banque mondiale parle de 80,2% de la population malgache vivant en dessous du seuil de pauvreté international à 2,15 dollars l’année dernière. Toutes les personnes qui vivent avec un montant inférieur à cette somme par jour sont considérées par cette institution financière comme « en situation d’extrême pauvreté ».
