Antananarivo, 10 février, 15h55 – Les forces de défense et de sécurité reconnaissent que le pays traverse une « période difficile ». Elles tiennent ainsi à montrer qu’elles sont solidaires entre elles et que leurs ministres respectifs sont tous encore en fonction malgré les rumeurs.
« Il est faux de dire que les forces de défense et de sécurité sont en pleine cacophonie », soulève le général Njatoarisoa Andrianjanaka, commandant de la Gendarmerie nationale. « Nous sommes solidaires et travaillons bien ensemble ainsi que vous le voyez maintenant », déclare-t-il. Il était, pour l’occasion, entouré du Chef d’état-major de l’Armée, le général Jean Claude Rabenaivoarivelo, et du directeur général de la police national (DGPN), le contrôleur général Dany Marius Rakotozanany.
Le commandant de la gendarmerie nationale assure également que chaque force suit bien les consignes transmises par leurs hiérarchies respectives. « Les ministres en charge de chacune des forces sont bien encore en fonction. Aucun n’a démissionné et aucun décret n’a abrogé leur nomination », indique-t-il. « Il est faux de dire que les commandements n’acceptent les ordres qui viennent de ces autorités », poursuit-il.
Face à une conjoncture politique « tendue » et « difficile », le commandant de la Gendarmerie nationale qui assure la coordination de l’Etat-major mixte opérationnel à l’échelle nationale (Emmo/Nat) précise que l’Emmo/Nat prévoit une réunion hebdomadaire au cours de laquelle les trois forces qui le composent s’échangeront des informations et se transmettront les consignes sur les différentes conduites à tenir.
Au cours d’un point de presse qui a précédé la première réunion de ce mercredi, le général Njatoarisoa Andrianjanaka, a invité la population à éviter de tombee dans le pièges des troubles politiques. « Cela n’a jamais rien apporté de bon pour le pays », indique-t-il. Il a également averti ceux qui seraient tentés de semer des troubles. « Nous les considérerons comme des malfaiteurs, des ennemis de la Nation et nous ne resterons pas les bras croisés », ajoute-t-il. Il précise néanmoins que les forces de défense et de sécurité ne se mêlent pas des querelles politiques. « Mais en cas d’émeutes et de troubles, nous prendrons nos responsabilités », conclut-il.