CONSERVATION – 16 millions de dollars de Rio Tinto pour la conservation du parc naturel de Makira

Photo : MEDD

Antananarivo, 18 Novembre, 16h45 – La conservation de la biodiversité de Madagascar bénéficie d’un nouveau soutien. Rio Tinto, la maison mère de QMM, s’est engagée avec une enveloppe de 16 millions de dollars pour soutenir le projet Redd+ (Reducing emissions from deforestation and forest degradation in developing countries ) du Parc naturel de Makira dans le Nord de Madagascar. L’investissement est réalisé dans le cadre d’un partenariat avec la Wildlife Conservation Society (WCS) et Everland, une organisation spécialisée dans le marketing de projets de conservation pour lutter contre le changement climatique.

Le projet ambitionne de renforcer le projet REDD+ de Makira qui s’étend sur 372.000 hectares. Il s’agira entre autres de donner aux communautés locales la capacité de pratiquer une agriculture plus durable afin d’éviter la déforestation de nouvelles zones. Le projet permettra au projet de prendre plus d’ampleur pour améliorer la gestion des zones protégées et générer directement des financements pour les communautés rurales.

Les financements permettront au projet de réévaluer le niveau de référence de déforestation avant de débloquer des crédits. Ils contribueront aussi au suivi et au reporting de l’impact des interventions qui sont menées. L’investissement comprend également un engagement d’achat de crédits carbone issus du projet. La priorité de Rio Tinto étant également de réduire les émissions de ses opérations.

C’est en 2003 que le ministère de l’Environnement a lancé, avec le soutien de la WCS, le programme visant à créer l’Aire protégée de la forêt de Makira. Après 12 ans de développement, le projet REDD+ du Parc naturel de Makira est devenu le premier projet REDD+ gouvernemental d’Afrique à vendre des crédits-carbone sur le marché volontaire du carbone, après avoir obtenu la certification aux normes VCS (Verified Carbon Standards). De 2005 à 2013, le projet a permis d’éviter la déforestation de 6 000 hectares dans la zone du projet et de 31 000 hectares dans sa zone de fuite et la restauration de 400 hectares de terres forestières dégradées.