CONSOMMATION – L’amélioration de la productivité rizicole réduit le recours à l’importation du riz

Antananarivo, 19 Septembre, 7h55 – Une baisse significative. Le volume d’importation de riz de Madagascar cumulé sur les sept premiers mois de cette année est estimé par l’Institut national de la statistique (Instat) à 283 842 tonnes. Ce qui constitue une baisse de 159 380 tonnes par rapport aux importations durant la même période de l’année dernière, pendant laquelle Madagascar a importé 443 222 tonnes selon ce service officiel des statistiques du pays.

« Si nos importations mensuelles ont été importantes au début de cette année, elles ont affiché une baisse en mars, surtout en avril, en mai et en juillet, grâce à l’amélioration de la productivité rizicole », rapporte l’Observatoire du riz (ODR) dans le dernier bulletin qu’elle a publié. Madagascar a par exemple importé 71 737 tonnes de riz au mois de janvier de cette année, 100 029 tonnes au mois de février. A partir du mois d’avril, le volume importé ne dépasse plus 30 000 tonnes. Au mois de juillet de cette année, Madagascar n’a exporté que 14 228 tonnes de riz alors que ce volume était de 70 505 tonnes au mois de juillet 2022.

L’ODR rappelle pourtant que le mois de juillet est marqué par la fin de moisson et l’entrée progressive vers la période de soudure. Ainsi, sur le marché local, une tendance légèrement à la hausse du prix moyen du riz blanc local, de l’ordre de 3,6% a été observé, d’après cet Observatoire. Celui-ci est passé de 2 278 ariary par kilo en juin, pour ensuite remonter à 2 361 ariary par kilo en juillet. Pour le paddy, le prix a également affiché une hausse de 10,7% en moyenne au cours de la période d’observation, passant de 1 197 ariary par kilo à 1 325 ariary par kilo, d’après toujours l’ODR.

Le prix du riz blanc local au niveau des détaillants au mois de juillet de cette année a par ailleurs affiché une hausse de 4,28% par rapport à son prix au mois de juillet de l’année dernière, passant de 2 264 ariary par kilo à 2 361 ariary par kilo.

Selon la loi des Finances initiale 2023, les projets d’aménagement et d’irrigation des périmètres agricoles devraient augmenter la capacité de production agricole, notamment le riz avec une hausse attendue de 10% de la production.